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BlackBerry reconnaît indirectement avoir déjà collaboré avec la police

18/04/2016 03:55 EDT | Actualisé 18/04/2016 03:56 EDT
Mark Blinch / Reuters
A Blackberry sign is seen in front of their offices on the day of their annual general meeting for shareholders in Waterloo, Canada in this June 23, 2015 file photo. BlackBerry posted a fiscal fourth-quarter net loss on April 1, 2016, on the back of restructuring and acquisition related costs. REUTERS/Mark Blinch/Files

BlackBerry a reconnu indirectement lundi avoir collaboré avec la police fédérale canadienne dans le démantèlement d'une organisation mafieuse de Montréal qui utilisait son système de messagerie, tout en insistant sur le fait que son système de sécurité est "impénétrable".

Dans un article de blogue, le PDG John Chen a réitéré la position de longue date de la firme canadienne selon laquelle "les sociétés de technologie, en tant qu'entreprises responsables, devraient se conformer aux demandes d'accès (à des informations, Ndlr) légales et raisonnables".

Cette déclaration vient alimenter un débat public récurrent sur la manière d'équilibrer vie privée des utilisateurs et sécurité, déclenché par le refus d'Apple d'aider le FBI américain à décrypter l'iPhone d'un auteur de la tuerie de San Bernardino, qui avait fait 14 morts en Californie début décembre.

Les sites d'informations Vice News et Motherboard avaient affirmé la semaine dernière, citant des documents judiciaires, que BlackBerry avait peut-être aidé la Gendarmerie royale du Canada (GRC) à espionner des membres d'une organisation mafieuse de Montréal soupçonnés d'un meurtre.

Selon ces documents, la GRC avait obtenu la clé unique de cryptage des téléphones BlackBerry des personnes incriminées, lui permettant de lire des échanges sur les messageries internes de téléphones appartenant à des membres de cette organisation mafieuse.

L'enquête, qui avait débuté en 2010, avait mené à la mise en accusation et à la condamnation de 32 individus pour trafic de drogue, extorsion, agression et autres infractions.

John Chen a rappelé que BlackBerry ne donne accès à ses systèmes que dans des cas spécifiques, comme dans le cadre d'enquêtes criminelles.

"Pour BlackBerry, il y a un équilibre à respecter entre faire ce qui est juste, comme aider à appréhender des criminels, et empêcher les gouvernements d'abus de la vie privée des citoyens", a déclaré M. Chen.

Cependant, la sécurité des communications des entreprises et des gouvernements qui disposent de leurs propres serveurs est hors d'atteinte, a-t-il souligné. Ces serveurs sont "impénétrables" puisque les clients contrôlent eux-mêmes leur clé de sécurité pour ces communications, a soutenu le PDG de BlackBerry.

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