POLITIQUE

Charest «premier suspect»: Françoise David défend Khadir

13/04/2016 11:27 EDT | Actualisé 13/04/2016 12:46 EDT

QUÉBEC – Elle ne répétera pas les mots, mais Françoise David n’en pense pas moins. La porte-parole de Québec solidaire a défendu mercredi la charge à fond de train la veille de son député Amir Khadir contre l’ex-premier ministre Jean Charest.

«Vous savez très bien que monsieur Khadir et moi avons un vocabulaire différent, ce n’est pas la première fois que ça se passe. Mais je vous peux vous dire que, sur le fond des choses, nous partageons la même opinion», a affirmé la députée solidaire mercredi matin.

La veille, Amir Khadir a affirmé que Jean Charest est le «premier suspect» dans les allégations de financement illégal du PLQ. L’ex-premier ministre était à la tête d’une «machine qui a commis ces crimes», a ajouté le député de Mercier.

«Je soupçonne qu'il a été à la commande de la machine qui a commis ces crimes, a lancé Amir Khadir en point de presse. Je soupçonne que c'est lui qui décidait, en dernier lieu, que oui ou non on opérait comme ça. Je soupçonne donc que les choses qu'ont fait madame Normandeau et qui l'ont conduit… qui ont conduit l'UPAC à l'accuser en matière criminelle relèvent aussi de la responsabilité de monsieur Charest.»

Plus posée, Françoise David estime tout de même que l’ex-premier ministre est le responsable ultime des actes posés par son parti et ses ministres. «Je pense qu’il n’y a pas un Québécois qui va croire qu’il y a pu y avoir des ministres qui ont trempé dans des allégations, des histoires de corruption, de collusion, de trafic d’influence, sans que le chef en ait été informé, dit-elle. Un chef, ça assume des responsabilités. Je pense que Jean Charest porte à tout le moins une immense responsabilité qui est celle de ne pas avoir bien géré sa machine à faire de l’argent.»

Toutefois, Françoise David a refusé de dire que son parti financerait la défense de son député dans le cas d’une poursuite en diffamation de la part de l’ex-premier ministre. «Nous n’en sommes absolument pas là», a-t-elle affirmé.

Hier, l’entourage de Jean Charest a affirmé avoir pris «bonne note» des propos d’Amir Khadir. «On va évaluer nos options», a dit son porte-parole Grégory Larroque.

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