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Attentats: le frère de Salah Abdeslam licencié par la mairie de Molenbeek

13/04/2016 08:25 EDT | Actualisé 13/04/2016 08:26 EDT

Mohamed Abdeslam a été licencié par l'administration communale de Molenbeek à la suite de déclarations à la presse où il minimisait le rôle de son frère Salah dans les attentats de Paris, a indiqué mercredi la bourgmestre (maire) de la commune bruxelloise, Françoise Schepmans.

"Nous considérons qu'il (Mohamed Abdeslam) ne remplit plus les conditions pour pouvoir occuper une fonction au sein de l'administration communale et aussi parce que, par ses dernières déclarations, il ne tient pas la réserve qui est nécessaire pour ne pas entamer l'image de la commune. Et donc nous considérons qu'il y a une rupture de confiance avec l'intéressé", a déclaré à la télévision publique RTBF Mme Schepmans.

Mohamed Abdeslam, frère de Salah mais aussi de Brahim Abdeslam, qui s'est fait exploser sur une terrasse parisienne le 13 novembre, travaillait depuis 10 ans dans le service qui effectue les différentes démarches nécessaires lorsqu'un étranger souhaite s'établir à Molenbeek.

Il ne s'était plus présenté à son travail depuis le lendemain des attentats de Paris, produisant des certificats médicaux depuis cinq mois, selon les médias belges.

Le 2 avril, Mohamed Abdeslam avait affirmé sur la chaîne française d'information en continu BFMTV que Salah avait "volontairement refusé de se faire sauter" lors de la vague d'attentats du 13 novembre 2015.

"Si j'avais voulu, il y aurait eu plus de victimes. Heureusement, je n'ai pas été jusqu'au bout", aurait déclaré Salah Abdeslam à son frère, qui l'avait rencontré pendant une heure ce jour-là à la prison de Bruges, dans le nord-ouest de la Belgique.

Salah Abdeslam a été interpellé le 18 mars à Molenbeek après une cavale de quatre mois. La Belgique a donné son feu vert à sa remise à la justice française, mais la justice belge souhaite l'entendre au moins dans l'enquête sur une fusillade survenue à Bruxelles trois jours avant son arrestation.

Salah Abdeslam aurait nié toute implication dans les attaques du 22 mars à Bruxelles, dont il est au courant "car il a la télé dans sa cellule", selon son frère.

Les hommages dessinés aux attentats de Bruxelles


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