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Attentats de Bruxelles: la démission de deux ministres belges est refusée

24/03/2016 01:02 EDT | Actualisé 24/03/2016 01:02 EDT
LAURIE DIEFFEMBACQ via Getty Images
Belgian Vice-Prime Minister and Interior Minister Jan Jambon (N-VA) speaks during a plenary session of the Chamber at the federal parliament, in Brussels, Thursday 22 January 2015. AFP PHOTO / BELGA PHOTO / LAURIE DIEFFEMBACQ (Photo credit should read LAURIE DIEFFEMBACQ/AFP/Getty Images)

Les ministres belges de l'Intérieur et de la Justice ont présenté jeudi leurs démissions, mais le premier ministre a refusé de les accepter.

La Belgique a été victime d'attaques sans précédent en temps de paix cette semaine et on a appris qu'un des auteurs avait été identifié comme "combattant terroriste étranger" par la Turquie.

Le ministre de l'Intérieur Jan Jambon a déclaré, au terme d'une rencontre gouvernementale jeudi, que si "l'on aligne tous les faits, on peut se poser de grandes questions" sur la réponse du gouvernement à la menace islamiste.

Le premier ministre Charles Michel a toutefois demandé au ministre Jambon et à son collègue de la Justice, Koen Geens, de demeurer en poste, compte tenu des défis auxquels le gouvernement est actuellement confronté.

Les attentats ont exposé au grand jour les failles de sécurité européennes et les appels se multiplient maintenant pour une meilleure coopération des agences du renseignement et pour une lutte plus dure aux extrémistes.

Un deuxième djihadiste pourrait avoir participé à l'attaque contre le métro de Bruxelles mardi et serait en fuite, selon ce que rapportent jeudi des médias français et belges.

Il semble par ailleurs de plus en plus probable que la même cellule du groupe armé État islamique soit responsable des attentats de Bruxelles et de ceux de Paris, en novembre. Le groupe a revendiqué les attaques contre les deux villes.

Le principal suspect détenu en lien avec les attaques de Paris, Saleh Abdeslam, s'est présenté devant la justice au cours des dernières heures. Son avocat a fait savoir qu'il ne s'oppose plus à son extradition vers la France, qui veut le juger pour terrorisme.

Les procureurs belges ont indiqué que quatre personnes ont participé aux attaques de mardi contre l'aéroport et contre une station de métro de Bruxelles, dont deux kamikazes, les frères Ibrahim et Khalid El-Bakraoui. Un troisième kamikaze a été identifié comme étant Najim Laachraoui, qui est soupçonné d'avoir confectionné les bombes utilisées à Paris pour les attaques terroristes de novembre.

Les autorités traquent aussi un homme filmé par les caméras de surveillance et soupçonné d'avoir abandonné une puissante bombe à l'aéroport avant de repartir. Cette bombe a explosé après l'arrivée des artificiers de la police, sans faire de victimes.

Le diffuseur belge RTBF et deux médias français, le quotidien Le Monde et le réseau de télévision BFM, rapportent jeudi qu'un cinquième attaquant court possiblement encore: un homme filmé par les caméras de sécurité du métro et transportant un grand sac aux côtés de Khalid El-Bakraoui. RTBF dit qu'on ne sait pas si cet homme a été tué.

On a aussi appris jeudi que Khalid El-Bakraoui avait loué une maison qui a servi de repaire aux djihadistes de Paris et qu'il était recherché par la police depuis le mois de décembre. Le communiqué publié par le bureau des procureurs fédéraux confirme le lien entre les attentats du 13 novembre et ceux de Bruxelles. Le communiqué belge ajoute que le juge belge qui enquête sur les attentats de Paris avait lancé des mandats européens et internationaux contre Khalid El-Bakraoui le 11 décembre, en prévenant qu'il louait une résidence de Charleroi sous un pseudonyme.

L'attention se tournait jeudi vers Saleh Abdeslam, qui a échappé aux forces de l'ordre de deux pays pendant quatre mois après les attaques de Paris. Il a finalement été épinglé vendredi dans le quartier bruxellois de Molenbeek, où il a grandi. Il a été atteint d'une balle à la jambe au moment de son arrestation.

Le bureau du procureur fédéral belge a dit qu'Abdeslam et deux complices présumés ont comparu jeudi.

L'avocat d'Abdeslam, Sven Mary, a déclaré à la presse qu'il a demandé un délai d'un mois pour étudier le dossier volumineux, mais que son client "veut partir pour la France aussi rapidement que possible". Le secteur avait été placé sous haute surveillance et était notamment survolé par un hélicoptère.

Il semble de plus en plus évident que les djihadistes ont décidé de frapper mardi quand ils ont cru que la police se rapprochait, après l'arrestation d'Abdeslam.

L'attaque de mardi a fait 31 morts et 270 blessés.

Le niveau d'alerte en Belgique demeure par ailleurs à son niveau maximal, ce qui signifie qu'une nouvelle attaque peut être imminente.

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