POLITIQUE

Gilles Duceppe blâmé par le Conseil de presse pour une chronique dans le Journal de Montréal

23/03/2016 06:11 EDT | Actualisé 23/03/2016 06:24 EDT

L’ancien chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, a été partiellement blâmé par le Conseil de presse pour avoir véhiculé des informations inexactes lorsqu’il était chroniqueur pour le Journal de Montréal.

Le juge en chef de la Cour supérieure du Québec, François Rolland, a déposé une plainte contre Duceppe, ainsi que le Journal de Montréal et le Journal de Montréal, en avril dernier.

gilles duceppe

Il soutient qu’ils ont véhiculé des inexactitudes à son endroit et qu’ils portent atteinte à sa réputation et font de la diffamation dans deux de ses chroniques intitulées Honte au Barreau du Québec et Le chat est sorti de la toge! publiés les 2 et 6 avril 2015, ainsi que dans le texte Réponse au Juge Rolland: des précisions s'imposent du 10 avril 2015.

Le Conseil de presse a stipulé que Duceppe laissait entendre que le juge Rolland n’accordait pas beaucoup d’importance à la langue française en ne s’appuyant sur aucun fait et en se basant sur une interprétation erronée d’une lettre signée par le principal concerné.

Dans sa première chronique, l’ancien politicien s’insurgeait du fait que l’avocat Frédéric Allali ait été convoqué devant le Conseil de discipline du Barreau du Québec pour avoir demandé la traduction d’une décision en anglais.

Dans la deuxième, il dit avoir trouvé l’« énergumène » qui a porté plainte et s’étonne que « François Rolland occupe d’aussi importantes fonctions en faisant preuve d’aussi peu de jugement ».

Or, le juge Rolland dit qu’il est inexact d’affirmer qu’il a déposé une plainte contre Me Allali pour avoir demandé une traduction et qu’il est faux de penser qu’il accorde peu d’importance au français.

Puisqu’il n’était pas actif sur le plan politique à ce moment-là, les chroniques signées par Gilles Duceppe doivent être présentées comme des « actes journalistiques » et doivent être traitées comme tels.

« Dans les circonstances, pour reprendre une analogie bien de chez nous, on doit reconnaître que M. Duceppe, en « jouant » sur la patinoire du journalisme, c’est-à-dire en signant régulièrement une chronique dans un média, doit accepter les règles qui s’appliquent à tous ceux qui exercent ce métier, à savoir les règles de déontologie journalistique », peut-on lire dans la décision.

À noter que le Conseil de presse blâme le Journal de Montréal et le Journal de Québec pour leur manque de collaboration. Gilles Duceppe a pour sa part répondu à la plainte.

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