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Couillard doit s'expliquer sur le financement de son parti, dit Péladeau

18/03/2016 01:44 EDT | Actualisé 18/03/2016 01:45 EDT

Après la frappe de l'UPAC de jeudi, le chef du Parti québécois, Pierre Karl Péladeau, estime que le premier ministre libéral Philippe Couillard doit s'expliquer sur les méthodes de financement de son parti.

Jeudi, l'Unité permanente anticorruption (UPAC) a arrêté sept personnes, dont des libéraux: l'ancienne vice-première ministre Nathalie Normandeau et son chef de cabinet Bruno Lortie, ainsi que Marc-Yvan Côté, un ancien ministre. Ils ont été accusés notamment de corruption, de fraude envers le gouvernement et d'abus de confiance dans le cadre d'un stratagème de financement politique illégal et d'octroi de contrats publics.

M. Péladeau n'avait pas commenté jeudi l'opération de l'UPAC.

Il a déclaré vendredi, alors qu'il se trouvait à Bécancour, qu'une association s'est faite au cours des années entre les firmes de génie et le monde politique et qu'un bon ménage est nécessaire.

Il dit saluer le travail de l'UPAC et les arrestations qu'elle a effectuées. Il s'agit d'un premier jalon important, juge-t-il.

Se faisant mettre sous le nez que le Parti québécois a aussi été écorché par l'UPAC, qui a notamment arrêté Ernest Murray, l'ex-attaché politique au bureau de comté de Charlevoix de Pauline Marois, M. Péladeau a rétorqué que cela n'avait aucune commune mesure avec les personnes influentes du Parti libéral qui ont supposément été impliquées dans le système illégal de financement politique avec la firme de génie-conseil Roche.

Quant à savoir si d'autres arrestations sont possibles, le chef péquiste a été prudent, disant préférer attendre de voir le résultat des procédures judiciaires amorcées.

Mais il a dit craindre que toute la lumière ne puisse être faite sur la corruption si le gouvernement libéral continue à faire des compressions comme celles effectuées dans le budget provincial déposé jeudi, citant notamment la réduction du financement du Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP).

Québec a coupé 5,2 millions $ de son budget de fonctionnement.

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