POLITIQUE

Enquête possible sur l'attitude du ministre Barrette

14/03/2016 06:14 EDT | Actualisé 14/03/2016 06:15 EDT
PC/Jacques Boissinot

Le commissaire à l'éthique et à la déontologie de l'Assemblée nationale pourrait ouvrir une enquête sur les propos du ministre de la Santé, Gaétan Barrette, à l'égard de la députée péquiste Diane Lamarre.

Un texte de Julie Dufresne

« J'ai le pouvoir de faire une enquête pour déterminer si un membre de l'Assemblée nationale a commis un manquement au code. C'est une formulation qui est générale et qui couvre l'ensemble des règles d'éthique et déontologiques du code, incluant l'article 6 », a expliqué Jacques Saint-Laurent à Radio-Canada.

L'article 6 du code touche aux valeurs et principes éthiques des élus. Il stipule que « le respect envers les membres de l'Assemblée nationale, les fonctionnaires de l'État et les citoyens » font partie des valeurs de l'Assemblée.

Le commissaire ne peut toutefois pas confirmer s'il mène une enquête ni indiquer en vertu de quels critères il pourrait le faire. « On tombe dans l'interprétation de l'article 6 : je ne pourrai répondre à cette question », a indiqué Jacques Saint-Laurent. « Si j'ai à initier une jurisprudence, je vais le faire dans le contexte d'un rapport d'enquête. »

Gaétan Barrette refuse toujours de s'excuser

Lundi matin, le ministre de la Santé a de nouveau refusé de présenter des excuses à la députée de Taillon, après avoir dit la semaine dernière qu'elle avait instauré la « ristourne Lamarre », « approuvé par omission un "schème" pour aller chercher de l'argent » et ajouté qu'« elle s'est servie dans le pot aux bonbons, le pot aux biscuits ». Il n'a pas voulu retirer ses propos dimanche soir à l'émission Tout le monde en parle.

« Le dossier est clos », a répondu le ministre Barrette aux journalistes qui le questionnaient. « J'ai très hâte à la période de questions. »

La députée de Taillon demande maintenant au premier ministre d'intervenir.

« Le premier ministre Couillard a dit en début de session qu'il voulait avoir plus de respect mutuel, a dit Diane Lamarre. Je pense que là, il y a eu dérive majeure. Il me semble que ce serait la moindre des choses que le premier ministre exprime des regrets publics, puisque son ministre ne semble pas capable de le faire, que lui le fasse. »

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