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Taxi: une réglementation moindre pour l'industrie, mais plus élevée pour Uber?

09/03/2016 03:28 EST | Actualisé 10/03/2017 05:12 EST
ASSOCIATED PRESS
FILE - In this Dec. 16, 2015, file photo, a man leaves the headquarters of Uber in San Francisco. The killings in Kalamazoo, Michigan, raised anew a question that has dogged Uber and other taxi competitors. Their rides may be cheaper and more conveniently hailed than a cab, but the question is are they as safe. (AP Photo/Eric Risberg, File)

MONTRÉAL — Devant la commission parlementaire sur l'industrie du taxi, mercredi, la Fédération des chambres de commerce du Québec a proposé une solution mitoyenne pour tenter d'apaiser la grogne, soit de réduire la réglementation imposée à l'industrie actuelle du taxi et d'accroître celle qui concerne Uber.

La commission parlementaire en est à son avant-dernière journée d'audiences sur le transport rémunéré de personnes. Le ministre des Transports, Jacques Daoust, devra ensuite trancher la question.

Jeudi midi, la présidente-directrice générale de la Fédération des chambres de commerce du Québec, Françoise Bertrand, a soutenu qu'il ne fallait pas chercher à freiner Uber, qu'elle associe à «l'innovation», mais plutôt à adopter un nouveau cadre réglementaire pour toute l'industrie du taxi.

De leur côté, les propriétaires de taxis de la région de Montréal ont décrit la situation précaire dans laquelle plusieurs d'entre eux se trouvent, obligés de faire rouler leurs voitures 24 heures sur 24 afin d'en amortir les coûts.

Les dépenses de fonctionnement à elles seules sont de 555,27 $ par semaine, en excluant le coût du permis, a fait savoir Edgar El Kalaani, principal porte-parole du Regroupement des propriétaires de taxi de Montréal.

Néanmoins, il a proposé lui aussi des changements, notamment celui d'une tarification modulée en fonction des journées fériées et des nuits, par exemple.

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