NOUVELLES

Une lettre controversée écrite seulement en anglais envoyée aux clients d'un Pharmaprix de Montréal

08/03/2016 02:39 EST | Actualisé 09/03/2016 10:48 EST

Un Montréalais a été offusqué par la lettre qu'il aurait reçue par la poste dans les derniers jours, et son commentaire sur Facebook a depuis fait beaucoup de vagues.

Il s'agirait d'une lettre envoyée par une pharmacie à ses clients afin d'annoncer l'achat de l'établissement par une nouvelle propriétaire.

« La lettre en question est écrite uniquement en anglais. Aucune copie en français, aucun mot en français, même pas un bonjour ou un merci », a écrit Olivier Lacelle pour accompagner l'image sur le réseau social.

Ah ben ta******! Je reçois une lettre de la part de la nouvelle proprio de la pharmacie du coin (dans la Petite Patrie)....

Posted by Olivier Lacelle on Monday, March 7, 2016

Le Pharmaprix en question est situé sur la rue Saint-Denis, dans le district Saint-Édouard de l'arrondissement de Rosemont-La-Petite-Patrie. Selon des statistiques de 2011 trouvées sur le site Web de la Ville de Montréal, 76,3 % des habitants du district parlent le français à la maison. L'anglais est utilisé au domicile par seulement 7,8 % des gens.

Les propos de Lacelle, qui ont été partagés près de 200 fois et ont reçu plus de 300 commentaires, ne font pas l'unanimité. Comme vous le constaterez en les lisant ici, certains appuient totalement sa démarche, tandis que d'autres estiment qu'il ne s'agit pas d'une raison valable pour se plaindre.

Contacté par le Huffington Post Québec, Jean-Pierre Leblanc, porte-parole de l'Office québécois de la langue française, n'a pas voulu se prononcer sur le cas actuel, puisqu'aucune plainte formelle n'a été déposée et que beaucoup d'informations sont manquantes.

Il faut être « prudent », selon lui, avant de lancer des accusations, puisqu'il peut s'agir, par exemple, d'une erreur d'envoi. De toute façon, dans la majorité des cas de ce genre, le problème se règle souvent assez vite lorsque l'Office contacte le commerçant — si le problème ne s'est pas déjà réglé avant —, a ajouté le porte-parole.

M. Leblanc nous a tout de même référé à l'article 52 de la loi 101, qui indique que « les catalogues, les brochures, les dépliants, les annuaires commerciaux (...) doivent être rédigés en français ».

Abonnez-vous à notre page sur Facebook
Suivez-nous sur Twitter

INOLTRE SU HUFFPOST

Des controverses de l'OQLF