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03/03/2016 07:24 EST | Actualisé 03/03/2016 08:12 EST

L'ex-candidat à la présidence Mitt Romney s'attaque à Donald Trump (VIDÉO)

L'ancien candidat républicain présidentiel Mitt Romney a lancé jeudi une attaque en règle contre Donald Trump, en déclarant que l'éventualité d'un avenir sécuritaire sera "grandement diminué" si le milliardaire représente le parti lors de l'élection présidentielle de novembre.

S'exprimant à l'Université de l'Utah, M. Romney a déclaré devant un auditorium plein à craquer que n'importe quel autre candidat républicain serait préférable à M. Trump.

"Les seules idées sérieuses pour relever les défis auxquels nous sommes confrontés aujourd'hui proviennent de Ted Cruz, Marco Rubio et John Kasich, a-t-il dit, en enumérant les rivaux de M. Trump. Un de ces hommes devrait être notre candidat."

M. Romney a sauté à pieds joints dans la controverse qui entoure M. Trump en suppliant les Républicains de lui tourner le dos, pour le bien du parti et du pays.

"Son tempérament n'est pas celui d'un leader stable et réfléchi. Son imagination ne doit pas être jumelée à un pouvoir véritable", a-t-il estimé.

M. Romney a déclaré que M. Trump est un "arnarqueur (dont) les promesses ont autant de valeur qu'un diplôme de l'Université Trump".

"Les politiques domestiques (de M. Trump) mèneront à la récession. Sa politique étrangère menacera la sécurité des États-Unis et du monde, a-t-il dit. Et ses qualités personnelle signifient que l'Amérique cessera d'être cette ville qui brille au sommet d'une colline."

M. Romney a aussi prédit qu'une candidature de M. Trump donnerait la Maison-Blanche à Hillary Clinton. M. Trump, a-t-il dit, n'a "ni le tempérament, ni le jugement pour être président".

Plus tôt jeudi, M. Trump avait fait fi des commentaires à venir de M. Romney en déclarant que celui-ci est un incompétent qui a loupé sa chance de battre Barack Obama en 2012.

Les leaders du Parti républicain s'inquiètent de plus en plus de voir M. Trump décrocher la nomination du parti. Ils disent diposer d'encore quelques options pour lui barrer le chemin _ mais que les bonnes options se font rares.

Les stratèges du parti surveilleront de près les élections primaires du 15 mars. Des victoires de Marco Rubio et John Kasich chez eux, en Floride et en Ohio, pourraient affaiblir M. Trump.

Les candidats républicains croiseront le fer jeudi soir à Détroit, lors du premier débat depuis le "super mardi".

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