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«Another Brick in the Wall», l'opéra montréalais de Roger Waters (PHOTOS/VIDÉOS)

03/03/2016 06:20 EST | Actualisé 03/03/2016 08:14 EST

L’Opéra de Montréal a fait les choses en grand. Pour annoncer la programmation de sa saison 2016-2017, la maison lyrique a invité nul autre que Roger Waters à sa conférence de presse. Le membre fondateur de Pink Floyd a fait le voyage pour parler de son prochain grand spectacle opéra, Another Brick in the Wall.

Ironie du sort, la conférence de presse s’est déroulée jeudi au Stade olympique, l’endroit même où le 6 juillet 1977 l’ancien bassiste et leader du groupe anglais a craché en plein visage d’un spectateur qui tentait de prendre d’assaut la scène durant le dernier concert de la tournée In the flesh. L’incident a d’ailleurs permis à l’artiste d’imaginer The Wall.

«Another Brick in the Wall», l'opéra montréalais de Roger Waters

«À l’époque, il n’y avait pas encore de toit, a lancé Roger Waters amusé. Mais oui, je garde un souvenir désagréable de ce concert au Stade olympique, mais tout cela reste une anecdote. L’amour est devenu plus important qu’un crachat. Si je renoue avec Montréal aujourd’hui, c’est pour parler de ce projet fantastique.»

Tiré du légendaire album concept sorti en 1979 et du film de 1982, The Wall est un drame allégorique inspiré tout droit de la vie de Roger Waters représenté sous les traits de l’antihéros Pink. L’opéra est présentement dans sa phase de création. Les dates ont toutefois été confirmées par la direction de l’Opéra de Montréal.

Une adaptation moderne

Prévues au printemps prochain pour souligner le 375e anniversaire de la métropole, les sept représentations – le 11, 14, 16, 18, 20, 22 et 24 mars 2017 – seront dirigées par le chef de l’Orchestre Métropolitain, Alain Trudel. La mise en scène conservant le texte en anglais est signée Dominic Champagne. Quant à la musique de cette nouvelle version lyrique, on la doit à Julien Bilodeau.


C’est d’ailleurs en écoutant les premières trames du compositeur québécois que l’homme de 72 ans a été convaincu du projet, lui qui par expérience s’est toujours méfié du mélange des genres entre le rock et la musique classique.

«J’ai été remué par ce que j’ai entendu, a déclaré l’artiste à la belle chevelure blanche. Quand j’ai rencontré Julien [Bilodeau] à New York il y a plus d’un an, je doutais avec dédain de voir mon œuvre s’inscrire dans le répertoire de l’opéra. Mais il a suffi que j’entende un extrait, et il a réussi à me convaincre.»

Pour Roger Waters, le compositeur est tout simplement parvenu à extraire l’essence de l’œuvre. «Il a vraiment réussi à transporter l’ensemble rock dans la tradition classique. C’est devenu une pièce musicale à part entière. J’ai vraiment hâte de voir le résultat final.»

De son aveu même, Waters s’est encore très peu impliqué dans la conception de cet opéra moderne. «Vous savez, c’est avant tout un travail d’équipe. On se rencontre et on se parle. Mais j’espère m’impliquer davantage dans le processus de création jusqu’à la livraison du spectacle en 2017.»

Outre Another Brick in the Wall, les organisateurs de l’Opéra de Montréal ont également dévoilé le reste de la programmation pour leur prochaine saison: Aida de Verdi, Don Giovanni de Mozart, Dialogue des carmélites de Poulenc et La bohème de Puccini constituent les productions choisies.

Les billets du spectacle Another Brick in the Wall sont en vente jusqu’au 20 mars sur le site operademontreal.com.

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