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Cruauté animale: 20 accusations contre l'une des plus grandes fermes au pays

02/03/2016 10:59 EST | Actualisé 02/03/2016 10:59 EST
Mercy for Animals Canada

La SPCA de la Colombie-Britannique a annoncé que 20 accusations de cruauté animale ont été portées contre Chilliwack Cattle Sales, l'une des plus grandes fermes laitières au pays, ainsi que sept de ses employés pour avoir violenté des bovins.

Les allégations de mauvais traitements sont apparues en juin 2014 lorsque l'ONG Mercy for animals Canada a diffusé une vidéo filmée par un ancien employé de la ferme. On y découvrait des vaches en train d'être fouettées, d'être battues avec des chaînes ou de recevoir des coups de poing et de pieds.

Attention: ces images peuvent choquer

« Nous avons immédiatement lancé une enquête et recommandé des accusations envers l'entreprise et les employés identifiés dans la vidéo », se souvient Marcie Moriarty, chef du service de prévention et d'intervention à la SPCA de Colombie-Britannique.

La direction de la justice pénale précise que l'évaluation des accusations a pris du temps à cause du nombre de personnes impliquées et de la complexité d'étudier les preuves.

Les propriétaires de la ferme « consternés »

Peu après les allégations, la Colombie-Britannique a adopté le Code de pratiques pour le soin et la manipulation des bovins laitiers, publié en 2009. Il prévoit que les personnes reconnues coupables de détresse animale soient passibles de 75 000 $ d'amende et jusqu'à 24 mois de prison.

La loi sur la prévention et la cruauté animale prévoit les mêmes sanctions ainsi qu'une interdiction à vie de posséder des animaux. Quant à la loi sur la vie sauvage, elle impose, pour une première condamnation, jusqu'à 100 000 $ d'amende et un an de prison.

Selon la Couronne, 16 des 20 accusations portées tombent sous la loi sur la prévention et la cruauté animale pour différents actes de cruauté sur des bovins. Les quatre autres accusations relèvent de la loi sur la vie sauvage pour avoir également maltraité un pigeon.

Jeff Kooyman, copropriétaire de l'établissement avec sa famille, a affirmé par le passé que ses proches et lui n'étaient pas au courant des agissements de leurs employés et qu'ils étaient « consternés » par cette affaire.

Les accusés doivent se présenter en cour le 12 avril prochain.

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