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Donald Trump remporte la primaire républicaine de Caroline du Sud

20/02/2016 07:51 EST | Actualisé 20/02/2016 10:46 EST

CHARLESTON _ Donald Trump s'est forgé encore davantage une position de tête dans la course à l'investiture républicaine, samedi soir, alors que les électeurs de la Caroline du Sud ont offert à l'homme d'affaires une victoire confortable à la primaire dans cet État.

La lutte était extrêmement serrée pour le deuxième rang entre Ted Cruz et Marco Rubio.

Donald Trump obtenait 33 pour cent des voix, Marco Rubio était crédité de 23 pour cent des voix, tout juste devant Ted Cruz, à 22 pour cent, selon les résultats quasi finaux relayés par plusieurs médias américains. Jeb Bush et le gouverneur de l'Ohio, John Kasich, obtenaient chacun huit pour cent des voix, tandis que Ben Carson affichait un résultat de sept pour cent.

L'une des cibles préférées de M. Trump, l'ancien gouverneur de la Floride, Jeb Bush, a finalement jeté l'éponge après avoir terminé en queue de peloton à la primaire en Caroline du Sud. M. Bush a annoncé dans un discours qu'il se retirait de la course.

M. Bush, très ému, a déclaré devant ses partisans qu'il avait compris le message que lui avaient envoyé les électeurs républicains de l'Iowa, du New Hampshire et de la Caroline du Sud. M. Bush n'aura jamais réussi à se tailler une place parmi les trois premiers candidats.

Malgré son abandon, il en a profité pour décocher quelques flèches à l'endroit du meneur de la course, Donald Trump. M. Bush a déclaré que "les idées et les politiques étaient importantes". MM. Trump et Bush ont eu plusieurs échanges acrimonieux depuis le début de la campagne, notamment lors des débats.

Jeb Bush a en outre remercié sa mère, Barbara et son frère, George, qui lui ont prêté main-forte dans la campagne en Caroline du Sud. M. Bush comptait sur ses liens familiaux pour l'aider dans cet État qui a déjà voté pour son père et son frère.

Donald Trump remportera une majorité de délégués et il a même des chances de tout gagner _ on prédit qu'il aura au moins 38 des 50 délégués.

Ne semblant pas refroidi par les critiques du pape François, M. Trump a déclaré dans son discours de victoire que le mur entre les États-Unis et le Mexique serait non seulement accompli, mais qu'il serait "désormais dix pieds plus haut". Il a ajouté que le Mexique "paierait pour la construction du mur".

M. Trump a soutenu qu'il comptait sur le vote hispanique, et que ses critiques s'adressaient aux leaders du Mexique et d'autres pays.

L'homme d'affaires a prédit qu'il ferait "très, très bien" lors de la prochaine étape républicaine au Nevada. Il a dit croire qu'à mesure que d'autres candidats abandonneront la course, comme M. Bush, bon nombre de leurs partisans s'allieront à sa campagne.

Cette deuxième victoire pour le riche homme d'affaires serait significative: aucun candidat de l'histoire moderne n'a perdu la nomination à la course présidentielle après avoir gagné ces deux États.

Ce sont deux sénateurs _ Ted Cruz, du Texas, et Marco Rubio, de la Floride _ qui se disputent la deuxième place. Celui qui y arrivera n'aura peut-être pas de délégués en banque, mais il tentera de se poser comme le réel rival de M. Trump.

Mais même une deuxième place pourrait s'avérer décevante pour M. Cruz, qui a surpris tout le monde en remportant les caucus de l'Iowa au début du mois. Ted Cruz a investi beaucoup d'énergie dans cet État du Sud qui semblait fait sur mesure pour le sénateur conservateur.

Une place parmi les trois premiers pourrait permettre à Marco Rubio de représenter l'option de rechange contre MM. Trump et Cruz.

Le gouverneur de l'Ohio John Kasich, qui est aussi dans la course, n'entretenait pas de grands espoirs en Caroline du Sud. Il compte plutôt se démarquer dans les États plus modérés plus tard au mois de mars.

Le neurochirurgien à la retraite Ben Carson avait quant à lui des appuis minces, mais solides.

Les candidats républicains s'apprêtent ensuite à participer à un moment charnière en vue de l'élection présidentielle: le "Super Mardi" du 1er mars, lorsque 12 États voteront en même temps.

M. Trump mène la course aux délégués avec 55, contre M. Cruz, qui en a 11 et Marco Rubio qui en a 10. John Kasich suit avec cinq, alors que Jeb Bush et Ben Carson n'en ont que quatre et trois respectivement.

Il faut 1237 délégués pour remporter l'investiture républicaine.

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