DIVERTISSEMENT

Les films à l'affiche dès le 19 février 2016 (VIDÉO/PHOTOS)

19/02/2016 02:56 EST | Actualisé 19/02/2016 02:57 EST

Sortie au cinéma prévue? Découvrez les films à l'affiche cette semaine!

Le Huffington Post Québec et Mediafilm.ca vous présentent les films qui prennent l'affiche cette semaine au Québec:

Films de la semaine


10 SECONDES DE LIBERTÉ

Canada. 2016. 135 min.

Drame historique de Stephen Hopkins avec Stephan James, Jason Sudeikis, Shanice Banton, Jeremy Irons, Carice van Houten, Barnaby Metschurat, David Kross, William Hurt.

1934, université de l'Ohio. Le jeune coureur noir Jesse Owens attire l'attention de l'entraîneur Larry Snyder, qui voit en lui un espoir pour les Jeux olympiques de 1936 à Berlin. Or, le comité organisateur américain se demande s'il ne faudrait pas boycotter l'événement, compte tenu des rumeurs de persécutions des juifs sous le régime suprémaciste nazi d'Adolf Hitler. Le comité délègue alors en Allemagne Avery Brundage, ex-athlète et riche entrepreneur. Sur place, celui-ci est effectivement témoin de dures violences racistes. Mais en obtenant de la part du ministre de la propagande Joseph Goebbels l'assurance que ces exactions seront interrompues durant les jeux, et que les Noirs et les juifs pourront concourir, Brundage revient au pays avec un avis favorable. Pendant ce temps, Jesse poursuit son entraînement, sous la direction de l'intransigeant Snyder. Surmontant une crise conjugale et défiant les groupes de pression afro-américains, le jeune athlète se rend à Berlin, où il remportera quatre médailles d'or, au grand dam d'Hitler et Goebbels.

Si on excepte quelques clichés et conventions, cette évocation d'un important événement historique et sportif vaut le détour, grâce à un scénario riche, une réalisation de métier, une reconstitution d'époque crédible et une interprétation solide, particulièrement de la part d'un Jason Sudeikis à contre-emploi.

ANGE ET GABRIELLE

France. 2015. 91 min.

Comédie sentimentale de Anne Giafferi avec Patrick Bruel, Isabelle Carré, Alice de Lencquesaing, Thomas Solivéres, Laurent Stocker, Carole Franck.

À son arrivée au travail, Ange, patron d'une agence d'architectes parisienne et célibataire endurci, est interpellé par une étrangère, Gabrielle. Cette dernière lui révèle que sa fille de 17 ans, Claire, est enceinte des oeuvres de Simon, son fils qu'il n'a jamais reconnu. Devant l'insistance de la pharmacienne, Ange accepte de rencontrer Simon pour le persuader d'assumer ses responsabilités. Cependant, lors du tête-à-tête glacial entre les deux hommes, l'architecte apprend que Claire avait cessé de prendre la pilule sans en parler à Simon, une information qu'il ne manque pas de rapporter à Gabrielle. Mais devant le désarroi de celle-ci, Ange la prend en pitié. À la naissance de l'enfant, les quatre adultes se retrouvent confrontés aux sentiments ambigus qu'ils éprouvent les uns envers les autres.

Parfois charmante, souvent banale, cette adaptation de la pièce "L'éveil du chameau" de Muriel Magellan manque surtout de souffle et de profondeur psychologique. La réalisation formatée, sans envergure, et l'interprétation convenue de Patrick Bruel et Isabelle Carré achèvent de rendre cette comédie romantique tout à fait quelconque.

AVRIL ET LE MONDE TRUQUÉ

France. 2015. 103 min.

Film d'animation de Franck Ekinci et Christian Desmares.

1941. L'obscurantiste Napoléon V règne sur la France. La planète, qui n'a pas connu l'époque des Lumières, carbure encore au charbon. Un à un, les savants disparaissent, emportant avec eux leurs idées susceptibles d'arracher le monde à sa nuit sans fin. Les plus récentes victimes sont les parents d'Avril, laissés pour morts alors qu'ils tentaient de fuir le pays avec un sérum de vie ayant le pouvoir de faire renaître la nature. Avril étant parvenue à échapper avec son chat Darwin au vil inspecteur Pizoni, celui-ci s'est fait le serment de la retrouver un jour. Quelques années passent avant qu'elle ne soit repérée par Julius, un garçon des rues à la solde de Pizoni. Ayant réussi à entrer en contact avec la jeune fille, le chenapan repère son domicile improvisé, dans la tête creuse d'une immense statue. Au même moment réapparaît Pops, le grand-père d'Avril que tous croyaient mort. Pour sa part Darwin, soigné grâce au sérum, échappe lui aussi de justesse au trépas.

Le bédéiste Tardi (la série "Adèle Blanc-Sec") a prêté son art à cette oeuvre d'animation rétrofuturiste, inspirée des illustrations de Gustave Doré et des "Misérables" de Victor Hugo. Coproduit avec le Québec, le film séduit par sa richesse d'évocation, la belle simplicité de sa technique à la ligne claire et la qualité de sa distribution vocale.

BELLE ET SEBASTIEN, L'AVENTURE CONTINUE

France. 2015. 97 min.

Aventures de Christian Duguay avec Félix Bossuet, Thierry Neuvic, Tcheky Karyo, Jeffrey Noël, Thylane Blondeau, Margaux Chatelier, Urbain Cancelier.

Septembre 1945, les Hautes-Alpes françaises. Sébastien, 10 ans, et son grand-père César attendent impatiemment le retour de la boulangère Angelina, héroïne de la Résistance et soeur d'adoption du gamin. En apprenant que l'avion de la jeune femme s'est écrasé près de la frontière italienne, tous refusent de croire qu'elle est morte. César demande alors à Pierre Marceau, pilote bourru et arrogant, d'aller inspecter la forêt où gisent les débris de l'appareil. Alors que les hommes discutent, Sébastien et Belle, son valeureux chien berger des Pyrénées, se glissent à bord de l'avion. Ce n'est qu'en survolant la forêt ravagée par un incendie que Pierre découvre la présence des deux clandestins. Voulant à tout prix retrouver sa grande soeur, Sébastien provoque un atterrissage forcé, lequel endommage le petit appareil. Perdus au milieu de nulle part, Sébastien, Belle et Pierre cherchent la trace d'Angelina. Pendant ce temps, César et le mécano de Pierre partent à leur tour à la rescousse de la boulangère et du trio d'aventuriers.

Rompu au cinéma de genre, Christian Duguay signe une suite prévisible mais efficace du film très convenu de Nicolas Vanier, qui prend ici la forme d'un récit initiatique davantage axé sur l'action. L'ensemble, assez charmant, gagne également du galon grâce à la mise en valeur des magnifiques paysages montagneux et au jeu conquérant de Félix Bossuet.

LE CLUB

Chili. 2015. 98 min.

Drame de Pablo Larrain avec Roberto Farias, Antonia Zegers, Alfredo Castro, Alejandro Goic, Alejandro Sieveking, Jaime Vadell.

Un vieux prêtre vient s'installer dans un village de la côte chilienne septentrionale, chez des confrères mis au ban de la société pour mauvais comportement. Aussitôt, un homme se poste devant le portillon de la résidence et, depuis la rue, accuse à haute voix le nouveau venu de l'avoir autrefois abusé sexuellement. Par désespoir, le prêtre s'enlève la vie avec un révolver trouvé dans la maisonnée. Le scandale provoque la visite du Père Ramirez, un bel homme chargé d'enquêter sur la présence de l'arme, puis de mettre la clé sous la porte de la demeure, à la demande pressante du Vatican. Mais les prêtres et leur servante, soeur Monica, s'accrochent à leur vie tranquille, ponctuée par les victoires aux courses clandestines de leur lévrier pur sang. Se dérobant aux questions tendancieuses du visiteur, les prêtres et soeur Monica recourent au chantage pour assurer le maintien de leur petite communauté.

Avec beaucoup de sensibilité, le Chilien Pablo Larrain (NO) brosse un tableau pénétrant, émouvant, piqué d'humour, d'un monde ni tout noir, ni tout blanc. Sa petite communauté de serviteurs de Dieu pénitents se décline dans la nuance, afin d'exposer une Église où l'hypocrisie et la dissimulation, érigées en système, produisent des agresseurs.

LA DAME À LA CAMIONNETTE

Grande-Bretagne. 2015. 104 min.

Comédie dramatique de Nicholas Hytner avec Alex Jennings, Maggie Smith, Gwen Taylor, Jim Broadbent, Frances de la Tour, Dominic Cooper, James Corden.

Londres, 1970. L'acteur et dramaturge Alan Bennett emménage dans une maison victorienne sur une rue paisible de Camden, vieux quartier en plein processus d'embourgeoisement. Aussitôt installé, il aperçoit la camionnette déglinguée d'une vieille dame vêtue de loques. Celle qui se fait appeler Mary, mais qui préserve jalousement les secrets de son passé, a établi domicile sur cette rue, au grand désespoir des nouveaux voisins d'Alan, qui ne veulent pas qu'elle se gare devant leur porte. Or, cette aînée revêche au verbe tranchant éveille chez l'artiste célibataire un sentiment protecteur. Si bien que, avec l'accord de son alter ego écrivain avec qui il s'entretient tous les jours, Alan va l'inviter à garer sa camionnette dans son entrée. Elle y restera quatorze ans.

Pesante et théâtrale, cette chronique réunissant les talents des créateurs de THE MADNESS OF KING GEORGE relie quelques scènes vraiment fortes par de longs passages verbeux et monotones, alourdis par la musique pompière de George Fenton. L'humour, les dialogues, les personnages, bref l'ensemble, aussi prévisible qu'une peinture à numéros, sent le labeur de l'écriture.

RISEN

États-Unis. 2015. 107 min.

Drame religieux de Kevin Reynolds avec Joseph Fiennes, Cliff Curtis, Tom Felton, Peter Firth, Maria Botto, Leonor Watling.

L'histoire de la résurrection de Jésus, racontée du point de vue d'un tribun romain et de son aide de camp, chargés de faire la lumière sur ce mystère.

LA SORCIÈRE

États-Unis. 2015. 92 min.

Drame fantastique de Robert Eggers avec Anya Taylor-Joye, Ralph Ineson, Kate Dickie, Harvey Scrimshaw, Ellie Grainger, Lucas Dawson.

Nouvelle-Angleterre, XVIIe siècle. Banni de sa communauté en raison de son intransigeance religieuse, le colon William part s'établir avec son épouse Katherine et leurs cinq enfants à la lisière d'une forêt. Peu après leur arrivée, le poupon Samuel, échappant un court instant à la surveillance de sa soeur aînée Thomasin, disparaît mystérieusement. Inconsolable, Katherine tient l'adolescente responsable de ce drame, en plus de l'accuser de lui avoir volé une précieuse coupe de vin. En vérité, c'est William qui a vendu celle-ci, pour subvenir aux besoins de la famille. Un matin, alors qu'il relève dans les bois les pièges placés par son père, le jeune Caleb, momentanément séparé de Thomasin qui l'accompagnait, disparaît à son tour. Mais quelque temps après, il revient à la ferme, nu et fiévreux. C'en est trop pour Katherine qui, influencée par ses petits jumeaux, accuse sa fille aînée d'être une sorcière.

Robert Eggers impressionne avec ce premier long métrage, inspiré d'anciens contes populaires, qui pose un regard d'une fascinante ambiguïté sur la superstition et le fanatisme religieux. La réalisation austère, très précise, est portée par des images d'une beauté envoûtante, et les interprètes ont beaucoup de présence.

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