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Peut-on contrecarrer les annonces de services de prostitution?

11/02/2016 05:54 EST | Actualisé 11/02/2016 05:54 EST

Beaucoup de jeunes femmes prises dans les réseaux de prostitution annoncent leurs services sur des sites web et dans des magazines. Les policiers peuvent-ils empêcher ces annonces?

Un texte de Denis-Martin Chabot

En entrevue à Gravel le matin sur ICI Radio-Canada Première dans la région de Montréal, Patrice Carrier, inspecteur aux crimes majeurs du Service de police de la ville de Montréal (SPVM), a affirmé qu'il ne pouvait pas empêcher les annonces de services de prostitution sur le web ou dans des publications imprimées.

« Si on s'y attaquait, ça serait de s'attaquer à la prostituée, chose qu'on ne doit pas faire. »

— Patrice Carrier, inspecteur aux crimes majeurs au SPVM

Vérification faite : c'est faux.

La Loi sur la protection des collectivités et des personnes victimes d'exploitation, adoptée par les conservateurs en 2014, interdit toute publicité visant à faire la promotion d'activités de prostitution.

Si les policiers ne veulent pas s'en prendre directement aux prostituées, la loi leur permet de porter des accusations contre les diffuseurs de telles annonces, que ce soit des sites web ou des publications.

Les experts consultés estiment que les provinces, qui appliquent le Code criminel, n'en font pas assez pour faire respecter cette disposition et que les gouvernements ont le pouvoir d'agir même si les sites hébergeant ces annonces sont basés à l'étranger.

Cela dit, les policiers enquêtent à partir de signalements. Mais souvent les annonces de prostitution se cachent parmi celles de services de massage ou d'escorte, qui ne sont pas illégaux tant qu'il ne s'agit pas de services sexuels explicites ou impliquant des mineurs.

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