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Les cigarettes électroniques ne seraient pas inoffensives, selon une nouvelle étude

27/01/2016 02:03 EST | Actualisé 27/01/2017 05:12 EST
Nam Y. Huh/AP
FILE - In this April 23, 2014 file photo, an electronic cigarette is demonstrated in Chicago. Some makers of the liquid nicotine used in electronic cigarettes are using notable brand names like Thin Mint, Tootsie Roll and Cinnamon Toast Crunch to sell their wares. Now the owners of those trademarks are fighting back to make sure their brands aren't being used to sell an addictive drug or being marketed to children. (AP Photo/Nam Y. Huh, File)

MONTRÉAL — Les cigarettes électroniques semblent endommager les voies respiratoires du fumeur, réduire l'efficacité du système immunitaire et stimuler la prolifération des bactéries, préviennent des chercheurs américains.

L'auteure de l'étude, la docteure Laura Crotty Alexander de l'Université de la Californie à San Diego, a déclaré que la vapeur produite par les cigarettes électroniques est loin d'être inoffensive et qu'elle peut même, en fortes doses, tuer les cellules pulmonaires.

Les marqueurs inflammatoires de souris qui avaient respiré cette vapeur une heure chaque jour, cinq jours par semaine pendant un mois, étaient ainsi 10 pour cent plus élevés que chez les souris qui n'y avaient pas été exposées.

Certains de ces changements inflammatoires ressemblent à ceux constatés chez les fumeurs traditionnels, a dit la docteure Crotty Alexander, et d'autres se retrouvent chez les humains atteints du cancer ou de maladies inflammatoires du poumon.

De plus, des bactéries comme le staphylocoque doré exposées à la vapeur des cigarettes électroniques formaient des biofilms plus efficacement, adhéraient et envahissaient les cellules humaines plus facilement et résistaient mieux à la réponse immunitaire.

Toutes les souris exposée au staphylocoque doré résistant à la méthicilline (SDRM) ont survécu. Le taux de mortalité a été de 25 pour cent chez celles infectées par un SDRM préalablement exposé à la vapeur électronique.

La docteure Crotty Alexander et son équipe avaient récemment démontré qu'un SDRM exposé à la fumée de cigarettes résistait aussi mieux au système immunitaire.

Les conclusions de cette étude sont publiées dans le Journal of Molecular Medicine.

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