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Saint-Valentin: les bas nylon séduisent les fashionistas

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NYLON STOCKINGS
Pink dress | AquiraE via Getty Images
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Le bas nylon, le mal-aimé du milieu de la mode, est en train de prendre sa revanche. Longtemps décrié par les magazines, honteusement porté, il a su conquérir les cœurs et pourrait être votre accessoire de charme pour la Saint-Valentin.

Avec ses matières variées, sa transparence sensuelle, ses motifs originaux ou ses couleurs criardes, c’est l’accessoire à la fois pratique et confortable, qui rendra votre tenue unique et boostera votre style. On ne pourra bientôt plus s’en passer.

C’est en tout cas le pari que se sont lancé trois jeunes Montréalaises en créant Le Coffret de Rachel, une start-up spécialisée dans la vente en ligne et par abonnements de collants.

«Car le collant, c’est un accessoire récurrent. On en porte tout le temps, l’hiver, mais aussi l’été, dans des bureaux climatisés», explique Mélanie, une des fondatrices de l’entreprise, rencontrée dans leur atelier du Mile-End.

Le Jean Coutu, pas très glamour

À ses côtés, Alyeska et Carolyne. Elles travaillent toutes les trois dans une entreprise de conseils aux nouveaux entrepreneurs lorsque leur passion pour la mode les rapproche. Un sujet revient souvent au coeur de leurs conversations, leurs «problèmes de collants». Et surtout où en dénicher de nouveaux. Car une fois les Jean Coutu et Simons écumés, il ne reste plus beaucoup d’options. Et acheter ses bas nylons au Jean Coutu, ce n’est pas très glamour, on s’entend là-dessus.

Fortes de leurs compétences entrepreneuriales, les trois filles misent sur une stratégie web pour appâter leurs clientes, et sur la proposition d’abonnements, à l’image de Me Myself & Montréal. Les nouvelles abonnées sont invitées à créer un compte et à remplir un questionnaire sur leur style vestimentaire, leurs besoins et leurs goûts, «plus classique, plus fashion, plus élégant, ou pour le travail», décrit Mélanie. À partir de ce questionnaire, les trois fondatrices composent un coffret-surprise de deux paires de collants, envoyées à l'adresse de la cliente. Il existe trois types d’abonnement: une fois par mois, une fois tous les deux mois, ou tous les trois mois.

Rachel, une styliste virtuelle

Mais c’est qui Rachel dans tout ça? Rachel, c’est un avatar, «c’est la rue Rachel à Montréal, c’est un prénom de femme élégant», nous explique Mélanie. C’est une styliste qui vient conseiller les clientes sur leur look et répondre aux questions des accros du collant. C’est elle qui nous explique par exemple comment porter un collant vert forêt. Oui, oui, vert forêt. Nous aussi on hésite.

«Avec Rachel, on a voulu donner un visage à l’entreprise et offrir une expérience client, une personnalisation» dans le rapport de vente, ajoute Mélanie, «car les collants tu ne les vois pas portés dans un magasin. Mais le fait de proposer un look, pousse à l’achat».

Leur clientèle cible: «la jeune professionnelle dans la trentaine, branchée, qui aime les produits de luxe…», précise Mélanie, car le coffret composé de collants fabriqués au Québec et en Italie, plus gros producteur mondial de collants, coûte 27,50 $. À ce prix-là, on ne veut pas les filer au bout de 2 heures.

Les bas de Rachel dans la galerie ci-dessous

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Des bas nylon chics et sexys pour la Saint-Valentin
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On a demandé quelques conseils d’entretien à Mélanie pour conserver les collants plus longtemps:

  • Faites attention à vos ongles: une belle manucure, en plus d’être plus élégant, vous évitera bien des désagréments
  • Lavez vos bas nylons à la main ou pour les plus paresseuses, à 30° dans un petit sac
  • Oubliez la sécheuse, n’essayez même pas
  • Emportez toujours avec vous une deuxième paire de collants noire dans votre sac à main pour parer à l’urgence.

#Collants

La fashionista accro du bas nylon doit aussi être «connectée sur les réseaux sociaux», notamment pour parler collants avec Rachel qui tient un blogue plein de conseils et d’idées pour éviter les faux pas mode. Facebook, Pinterest, Instagram, Rachel est une hyper active des réseaux sociaux. Et elles comptent bien donner un nouveau souffle au #collants, trop souvent associé à des photos de looks vulgaires et dépassés.

Et pour prouver à votre chum que le collant c’est sexy, les filles ont concocté pour la Saint-Valentin des coffrets en collaboration avec l’entreprise Désirable, composés de bas nylons chics, d’huiles de massage, de chandelles, et d’autres produits montréalais.

On ne vous garantit pas que votre collant ne finira pas filé, voire complètement déchiré, le 14 février au soir.

Ces autres coffrets à commander pour la Saint-Valentin

On a déniché deux autres coffrets-surprises pour vous préparer pour la Saint-Valentin. Le fameux coffret Me, Myself & Montreal (MMM), qui inspiré du My little box parisien, vous propose une gamme de produits fashion, beauté, mais aussi gourmands. Le tout, fabriqué à Montréal. Une façon de vous gâter si vous êtes célibataire, ou pas d'ailleurs.

Quant à celles qui auront leurs règles pour la Saint-Valentin, connaissez-vous la boîte Le Parcel? Elle nous vient tout droit des États-Unis et vous livre chaque mois vos tampons, accompagnés de chocolats. Voilà de quoi nous réconforter. À quand la même initiative à Montréal?

La fin des coffrets-surprises?

C'est une question délicate, car l'engouement pour les boîtes surprises pourrait bien s'atténuer. Prenons par exemple l'entreprise Mademoiselle en boîte, qui a proposé d'avril 2013 à juin 2014, la livraison d'une beauty box, un coffret-surprise de produits de beauté. Derrière cette initiative, Christine Marcotte et Sihem Neggaz.

Aujourd'hui l'entreprise a disparu, notamment à cause des frais de livraison, trop élevés.

«Le Québec est un très grand territoire à couvrir et les frais de livraison très dispendieux si l'on compare avec les boîtes surprises en France», a expliqué Christine. Je pense que c'est une mode et un produit de luxe dans l'économie actuelle. Les gens sont de plus en plus pressés au quotidien et recevoir dans le confort de leur foyer une boîte-surprise peut être pratique, mais aussi redondant. Tout dépend du concept de la boîte à surprises, mais dans le domaine de la beauté et de la mode, les grandes compagnies n'ont pas nécessairement besoin de ce genre de visibilité et les PME n'ont pas nécessairement les moyens (monétairement parlant). L'expérience de la boîte-surprise de Toronto qui a fait faillite en laissant tomber les abonnés démontre que c'est une entreprise qui peut être difficile si cela n'est pas bien gérer et planifier».

Elle conseille aujourd'hui aux start-up spécialisées dans la livraison de coffrets de «bien prévoir leurs coûts de revient versus le prix de vente, d'avoir une excellente équipe de travail et aussi d'être à jour dans la technologie de la vente en ligne».

Alors avant que la mode ne s'essouffle, on va profiter de la Saint-Valentin pour remplir notre boîte aux lettres de cadeaux-surprises.

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