POLITIQUE

Martine Ouellet au Bloc québécois : la députée met fin aux rumeurs

20/01/2016 07:21 EST | Actualisé 20/01/2016 07:21 EST
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OTTAWA – La députée péquiste de Vachon, Martine Ouellet, pense qu’il est « flatteur » de voir que des militants souhaitent qu’elle devienne chef du Bloc québécois, mais confirme qu’elle restera au Parti québécois.

« Je suis au Parti québécois pour y rester, a-t-elle expliqué en entrevue avec le HuffPost. J’ai un mandat de la part des citoyens jusqu’en 2018 et j’ai bien l’intention de leur demander un renouvellement s’ils acceptent de me réitérer leur confiance. »

“Il faut additionner nos forces pour réaliser l’indépendance du Québec.”

Ouellet précise toutefois qu’il doit y avoir une « meilleure collaboration » entre les deux partis indépendantistes. C’est pour cela qu’elle s’est impliquée aux dernières élections fédérales, à l’instar de ses collègues péquistes.

« Il faut additionner nos forces pour réaliser l’indépendance du Québec. Moi, j’ai déjà offert ma collaboration pour retravailler avec le Bloc et je continuerai à être disponible, comme je l’ai été dans le passé. »

Si le nom de Martine Ouellet circule au sein du Bloc québécois depuis quelques semaines. Mais il était « nettement prématuré » de prétendre qu’elle puisse aspirer à diriger le parti de sitôt, a indiqué une source au HuffPost.

Le chroniqueur Jean Lapierre avait laissé entendre qu’elle serait intéressée à briguer la direction du parti souverainiste à Ottawa, mardi.

En coulisses, on indique que la députée péquiste aurait le profil de l’emploi. En plus d’être résolument souverainiste, Ouellet est appréciée par les bloquistes et la perspective d’une chef féminine plaît aux militants.

Mais le Bloc québécois a déjà fait l’expérience d’un chef non élu avec Mario Beaulieu en 2014. Il a dû céder à l’ancien chef Gilles Duceppe sa place en juin 2015, avant les élections fédérales, pour éviter une autre raclée.

Martine Ouellet a terminé troisième dans la course à la direction du Parti québécois l’an dernier. Les probabilités qu’elle se lance aussi vite dans une autre course – sans personnel payé par l’Assemblée nationale – sont plutôt minces, a-t-on indiqué au HuffPost.

Sans compter qu’un chef de parti qui ne siège pas à la Chambre des communes gagne un maigre salaire.

Le doyen du Bloc québécois, Louis Plamondon, a indiqué au Devoir qu’il ne voyait pas la nécessité d’élire un nouveau chef avant la fin de l’année 2017, voire même 2018.

Une course à la direction au Bloc coïnciderait ainsi avec les élections provinciales au Québec et donnerait de la visibilité au mouvement souverainiste, a-t-il dit.

Le nouveau député bloquiste Xavier Barsalou-Duval, lui, n’est pas de cet avis. Toujours dans l'article du Devoir, il demande à ce que le parti se choisisse un chef rapidement. Mario Beaulieu et lui pourraient être tentés de se lancer.

“Plus tôt on commencera, mieux ce sera.”

Martine Ouellet, elle, est d’avis que le Bloc québécois doit se doter d’un chef permanent dans les meilleurs délais.

« Il y a beaucoup de travail à faire, et je pense que plus tôt on commencera, mieux ce sera », a commenté la députée.

Il n’a pas été possible d’avoir des commentaires du Bloc québécois à ce sujet avant publication.

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