POLITIQUE

Québec n'est pas si défavorable que ça à l'égard d'Uber, selon son directeur général

13/01/2016 06:26 EST | Actualisé 13/01/2016 06:27 EST

Bien que le service de covoiturage Uber n'ait manifestement pas la faveur du ministre des Transports du Québec, le directeur général de l'entreprise affirme qu'il existe de la part du gouvernement « un désir profond » de réglementer le service, donc d'en encadrer l'existence.

En entrevue à Radio-Canada, mardi, Jean-Nicolas Guillemette a expliqué que son équipe avait eu « des discussions avec à peu près tout le monde au sein du gouvernement, que ce soit des députés, que ce soit des ministères, que ce soit le cabinet de M. Couillard ».

« On continue d'avoir des discussions actives avec le gouvernement, on leur fait des propositions, on discute ensemble, on essaie de voir qu'est-ce qui se fait ailleurs également, qu'est-ce qui s'en vient, mais je pense que le gouvernement est à l'écoute de ça, je pense qu'il y a un désir profond de vouloir réglementer Uber. »

— Jean-Nicolas Guillemette, directeur général d'Uber

Pourtant, pas plus tard qu'au début du mois de janvier, le ministre des Transports, Robert Poëti, avait rappelé son intention de légiférer pour sévir contre ce type de covoiturage. Aux yeux du ministre Poëti, Uber constitue un service illégal.

Uber offre des courses de taxi à rabais en recourant à des citoyens s'improvisant chauffeurs, ce qui suscite l'ire des chauffeurs de taxi, qui doivent notamment détenir d'onéreux permis pour exercer leur métier.

Des signes d'encouragement

Qu'à cela ne tienne, M. Guillemette fait preuve d'optimisme quant à l'avenir d'Uber dans la province.

Il cite par exemple le cas de Laval, où des élus indépendants semblent voir Uber d'un bon oeil. En effet, de rapporter M. Guillemette, ces derniers comptent déposer, mardi en soirée au conseil municipal, un avis de proposition demandant au gouvernement du Québec « de rapidement moderniser la législation actuelle dans le but d'actualiser les lois et règlements et de permettre aux différents acteurs [taxis, covoiturage, autopartage] d'évoluer à partir d'une législation claire, unique, équitable et respectueuse de tous les intervenants ».

Aux yeux de Jean-Nicolas Guillemette, ces élus indépendants lavallois prônent la légalisation d'Uber.

« Ces élus de Laval ont été à l'écoute de leur population, salue-t-il. Ils ont analysé le dossier pour comprendre comment ça fonctionnait, puis ils se rendent compte qu'à Laval, il y a besoin de nouvelles solutions. »

« Il y a des problèmes de congestion routière qui sont importants. Uber fait partie de la solution, ils [les élus indépendants de Laval] le voient très bien. Aujourd'hui, ils vont amener une proposition, on espère qu'il va y avoir une ouverture d'esprit au sein du conseil municipal. »

— Jean-Nicolas Guillemette, directeur général d'Uber

Des factures salées le 31 décembre

Par ailleurs, M. Guillemette refuse de commenter la controverse qui est survenue dans la nuit du Nouvel An, parce qu'il y a des procédures judiciaires en cours. Rappelons que durant cette nuit-là, des consommateurs affirment avoir payé leur course avec Uber trop cher.

Mais il s'est quand même permis de déclarer ceci : « On l'a expliqué comment ça fonctionnait, que les clients avaient l'obligation de confirmer à plusieurs reprises dans l'application, qu'on était très transparent, qu'un courriel avait été envoyé à tous les utilisateurs le 30 décembre pour leur indiquer clairement quelles étaient les étapes à suivre pour éviter d'avoir du prix dynamique sur le domaine, mais je ne peux pas commenter plus loin que ça, étant donné les procédures judiciaires. »

Rappelons que la clinique juridique Juripop somme le service de covoiturage Uber de rembourser ses clients qui ont payé des augmentations de tarifs qu'elle juge « trompeuses, disproportionnées et abusives » dans la nuit du 31 décembre au 1er janvier.

L'entreprise n'entend cependant pas se plier à cette demande.

Les tarifs d'Uber sont déterminés en fonction d'un algorithme tenant compte de l'offre et de la demande. Comme le 31 décembre la demande excédait l'offre, ce qu'Uber appelle « le prix dynamique » est entré en fonction, c'est-à-dire une surcharge.

Or, Juripop, qui est un organisme à but non lucratif destiné à promouvoir l'accès à la justice, a envoyé une mise en demeure à Uber. À défaut de rembourser tous les clients concernés d'ici le 28 février, une demande de recours collectif sera déposée contre Uber, a indiqué le président de Juripop, Marc-Antoine Cloutier.

Avec les informations de Jean-Sébastien Cloutier

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