Et si demain il n'y avait plus d'accidents de voitures?

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Le jour où plus personne ne trouvera la mort dans un accident de la route pourrait être proche, selon les constructeurs automobiles qui ont affiché au salon automobile de Detroit leurs dernières innovations en matière de sécurité.

Selon eux, la solution réside à terme dans les véhicules autonomes qui se conduiront eux-mêmes, sans intervention humaine.

«La vision à long terme est que les voitures n'auront pas d'accidents», affirme Jim Trainor, porte-parole du suédé-chinois Volvo, pionnier en matière de sécurité automobile. Le constructeur de Göteborg s'est fixé comme objectif que personne ne mourra plus au volant d'un de ses nouveaux modèles à l'horizon 2020.

Les progrès en matière de technologie d'évitement ont été considérables ces dernières années. Des capteurs couvrant les angles morts détectent l'irruption d'autres véhicules, des régulateurs automatiques adaptent la vitesse à celle du véhicule que l'on suit et des systèmes d'alerte préviennent le conducteur lorsqu'il dévie de sa trajectoire.

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D'autres technologies permettent de se rendre compte si un conducteur est en état de fatigue ou d'ébriété en détectant des changements subtils de comportement.

Mais la clé pour rendre ces technologies acceptables pour les conducteurs est de leur faire remplir un rôle d'assistance sans les irriter, souligne Jim Trainor.

«Si la voiture freine d'elle-même trop souvent, cela agace le conducteur qui va désactiver le système», souligne-t-il. «Nous devons le régler pour qu'il donne toujours au conducteur la possibilité de reprendre l'initiative».

L'autre aspect est la sécurité passive qui vise à éviter les blessures si l'accident est inévitable. Si une voiture en approche une autre trop rapidement par l'arrière, les ceintures de sécurité se tendront d'elles-mêmes dans la première alors que les freins seront activés dans la seconde.

La sécurité pour tous

Encore réservés il y a quelques années aux véhicules de haut de gamme, et donc chers, ces dispositifs se diffusent maintenant sur des modèles meilleur marché.

La nouvelle Ford Fusion, présentée lundi lors du salon de Detroit, comprend pas moins de 20 systèmes d'assistance à la conduite, dont un système de détection des piétons et un volant qui se met à vibrer si le conducteur s'écarte de sa trajectoire.

General Motors a de son côté présenté mardi un dispositif sur son modèle GMC Acadia qui rappelle au conducteur de vérifier si des enfants sont restés sur les sièges arrières avant de fermer les portes du véhicule. Il devrait progressivement être installé sur tous les véhicules du premier constructeur automobile américain.

«Trop d'enfants sont encore accidentellement laissés dans des véhicules fermés», rappelle Mark Reuss, chef du développement produit chez GM en présentant ce dispositif.

Entre 30 et 40 enfants meurent chaque année aux États-Unis après avoir été laissés dans des véhicules garés en plein soleil, la plupart du temps car leurs parents avaient simplement oublié qu'ils étaient encore dans la voiture avant de la fermer.

«Nous voulons vraiment arriver à une situation où il n'y aura plus d'accidents et de victimes. C'est un but louable et c'est possible avec la technologie disponible», affirme Rich Latek, responsable du marketing chez GMC, l'une des marques du géant américain.

Confiance entamée

Le premier constructeur mondial, le japonais Toyota, a présenté lui toute une série de dispositifs, appelés «safety sense», qui seront généralisés à quasiment l'ensemble de sa gamme d'ici 2017.

Initialement sur sa gamme de luxe Lexus, il en coûtait 6000 dollars. Mais le coût a maintenant été ramené à une fourchette comprise entre 300 et 630, dollars, affirme Mike Kroll un porte-parole de la marque.

La confiance que peut susciter cette technologie a toutefois été entamée par une série de scandales qui ont touché ces dernières années l'industrie automobile américaine.

Un procès s'est ouvert lundi à New York visant GM et le commutateur défectueux installé sur certaines de ses voitures à l'origine de plus de 120 décès dans des accidents.

Par ailleurs, les constructeurs peinent à remplacer sur 19 millions de voitures les airbags du sous-traitant japonais Takata, qui peuvent exploser en cas de choc.

Fiat Chrysler et Toyota ont aussi été touchés par des scandales touchant la sécurité de leurs véhicules et ont dû payer des millions de dollars d'amendes.

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