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La Corée du Sud reprend sa campagne de propagande à la frontière avec le Nord

07/01/2016 10:46 EST | Actualisé 07/01/2016 10:46 EST
ASSOCIATED PRESS
South Korean army soldiers patrol by ribbons, wishing for the reunification of the two Koreas, attached on the barbed-wire fence in Paju, near the border with North Korea, South Korea, Wednesday, Jan. 6, 2016. North Korea said it conducted a powerful hydrogen bomb test Wednesday, a defiant and surprising move that, if confirmed, would be a huge jump in Pyongyang's quest to improve its still-limited nuclear arsenal. (AP Photo/Ahn Young-joon)

La Corée du Sud a repris vendredi la diffusion de messages de propagande à la frontière avec le Nord en réponse au dernier essai nucléaire conduit par Pyongyang, a annoncé le ministère sud-coréen de la Défense.

"Les émissions ont repris à midi", a déclaré à l'AFP un responsable du ministère.

La reprise de cette campagne, qui avait en août suscité des menaces de représailles militaires nord-coréennes, intervient alors que la communauté internationale tente de trouver la bonne réponse à l'annonce par Pyongyang, mercredi, de l'essai réussi d'une bombe à hydrogène.

Les puissants hauts-parleurs situés à la frontière fortement militarisée entre les deux pays diffusent un programme éclectique mélangeant de la musique pop, des bulletins météo, des informations ou des critiques du régime nord-coréen.

Cette méthode de guerre psychologique remonte aux années de conflit ouvert entre les deux camps (1950-53), quand des unités mobiles équipées de haut-parleurs se déplaçaient le long d'une ligne de front extrêmement mouvante. Elle peut apparaître bien désuète mais elle est très efficace.

Ces messages de propagande l'été dernier dans un contexte de vives tensions intercoréennes avaient rendu Pyongyang furieux, au point de menacer d'effectuer des tirs d'artillerie pour faire taire ces hauts-parleurs.

Séoul les avait finalement débranchés dans le cadre d'un accord fin août qui avait permis de stopper une escalade dangereuse qui menaçait de dégénérer en conflit armé.

L'annonce d'un nouvel essai nucléaire a suscité une cascade de condamnations internationales, bien que la plupart des experts doutent que l'engin testé ait été une bombe à hydrogène, comme le prétend Pyongyang.

De nombreuses consultations diplomatiques ont été lancées, dans la foulée d'une réunion d'urgence du Conseil de sécurité de l'ONU qui a promis d'alourdir la panoplie de sanctions pesant déjà sur la Corée du Nord à la suite de ses précédents essais (2006, 2009 et 2013).

L'attention se focalise notamment sur le principal allié de Pyongyang, la Chine qui, si elle a condamné l'essai nucléaire, n'a pas encore montré qu'elle était prête à approuver un durcissement important des sanctions contre la Corée du Nord.

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