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Alexe Gaudreault : 2015, l'année du numéro 1 (VIDÉO)

03/01/2016 09:42 EST | Actualisé 03/01/2016 09:42 EST

Vous avez sûrement fredonné, peut-être même sans vous en rendre compte, les «On redevient nous-mêmes» et les «À demi éveillée» de sa chanson Placebo, qui a tourné encore et encore sur les ondes dans les derniers mois. En 2015, Alexe Gaudreault, ex-candidate de l’équipe de Marc Dupré à La voix, en 2013, a imposé son nom et «sa» voix bien à elle. Un préambule prometteur pour la suite de la carrière de la jeune femme de 23 ans, originaire de Dolbeau-Mistassini, au Saguenay-Lac-Saint-Jean, qui, il n’y a pas si longtemps, travaillait encore en comptabilité, et œuvre également comme maquilleuse artistique.

«Placebo, c’est un long cheminement qui a abouti à un certain lâcher-prise, à un pardon, par rapport à moi-même, à des choses que j’ai acceptées, explique Alexe. C’est l’acceptation, le fait de repartir à neuf, un recommencement. Dans la vie, il n’y a rien de garanti, mais quand on le fait avec bon cœur, pour les bonnes raisons, ça ne peut qu’être positif. Placebo, c’est comme dire : advienne que pourra.»

Son accomplissement dans la dernière année : Sa pièce Placebo a trôné au numéro un du top 100 BDS pendant sept semaines consécutives à l’automne - une première en 15 ans pour un artiste indépendant - et s’est tenue dans le top 10 pendant plus de 20 semaines. En juin, la jeune femme proposait un premier EP de trois chansons, mais son premier extrait, L’envers du décor, avait été acheminé aux radios en début d’année et lui a entre autres permis d’être le «Talent à découvrir» de Rouge FM en janvier. Alexe prévoit sortir un premier album complet en avril prochain.

À propos de son parcours : «Je suis auteure-interprète, avance Alexe Gaudreault. Je ne compose pas la musique, mais j’écris mes chansons. Mon goût pour la musique s’est surtout concrétisé après La voix (NDLR : où elle a été éliminée après l’étape des directs). J’ai fait des spectacles de reprises. Puis, j’ai rencontré John Nathaniel, qui a entre autres travaillé avec Final State et Andie Duquette. Il avait vu l’une de mes vidéos et m’avait invitée à aller le voir à son studio. On a parlé ensemble, on s’est fait écouter des affaires, et ç’a vraiment cliqué entre nous. Il voulait absolument faire une chanson avec moi. Ensuite, il m’a prise sous son aile pour le EP, qu’il a réalisé. J’ai moi aussi pris des choses en charge financièrement ; ç’a été un gros investissement.»

À propos de son statut d’artiste indépendante : «Pour l’instant, on fait l’album nous-mêmes sans attendre après qui ou quoi que ce soit. Si, en cours de chemin, je m’adonne à trouver une maison de disques, on verra bien. Je me laisse des portes ouvertes. Jusqu’ici, on a réussi à tout faire de façon indépendante, et on ne veut pas signer juste pour signer, avec n’importe quelle compagnie. On veut trouver des gens qui ont la même vision que nous par rapport au projet, prendre le temps de bien s’entourer, des bonnes personnes.»

À propos du titre Placebo : «On trouvait que c’était percutant, «le temps sera mon placebo». Dans la vie, il n’y a rien qui arrange mieux les choses que le temps. Ma mère me dit toujours : «Alexe, fais confiance à la vie». Parce que la vie est bien faite. Quand tu demandes à l’Univers ce que tu veux, quand tu as une idée précise en tête de ce à quoi tu aspires, quand tu es positive, forcément, la vie t’amène ce dont tu as besoin. Le temps arrange toujours les choses, et chaque chose en son temps.»

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