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Malgré un début de saison plus lent, les stations de ski restent optimistes

16/12/2015 06:02 EST | Actualisé 16/12/2015 06:10 EST
ASSOCIATED PRESS
FILE - In this Jan. 5, 2012 file photo, man-made snow coats a ski run next to barren ground under a chairlift at Shawnee Peak ski area in Bridgton, Maine. Scientists point to both scant recent snowfall in parts of the country and this month's whopper of a Northeast blizzard as potential global warming signs. It may seem like a contradiction, but the explanation lies in atmospheric physics. (AP Photo/Robert F. Bukaty)

MONTRÉAL _ Même si le tapis blanc se fait toujours attendre dans certaines régions du Québec à l'approche du temps des Fêtes, la plupart des stations de ski de la province demeurent confiantes.

En dépit d'un début de saison plus lent qu'à l'habitude, plus de 44 des 75 stations de ski devraient être ouvertes dès la fin de semaine, croit l'Association des stations de ski du Québec (ASSQ).

"C'est un début de saison lent mais optimiste, affirme sa directrice des communications, Josée Cusson. Sur ces 44 stations, certaines ont voulu préserver leurs conditions en fermant la semaine, mais (à partir de cette) fin de semaine, elles devraient être ouvertes sept jours sur sept."

L'an dernier, le temps pluvieux à l'approche de Noël ainsi que le froid mordant du mois de février avaient eu une incidence négative sur l'achalandage, malgré de meilleures conditions de glisse à la relâche ainsi qu'au printemps.

Ainsi, pour la première fois depuis plusieurs années, la moyenne des jours-ski a fléchi de deux pour cent pour passer sous la barre des six millions, a indiqué Mme Cusson.

Les deux semaines du temps des Fêtes représentent environ 18 pour cent de l'achalandage de la saison, derrière la semaine de relâche et les mois névralgiques de janvier et février, avec près de 45 pour cent de l'achalandage.

Cela n'empêche pas l'Association de se croiser les doigts et de souhaiter une importante bordée de neige dans des régions comme les Laurentides, puisqu'il s'agit du "meilleur outil" pour convaincre les skieurs.

"On ne peut plus penser débuter une saison sans fabriquer de neige, affirme Mme Cusson. Si dame Nature peut faire en sorte que la température soit sous la barre du point de congélation, les équipes pourront fabriquer de la neige jour et nuit."

Au mont Saint-Sauveur, environ cinq pistes sont accessibles, a indiqué sa porte-parole, Patricia Bergeron, au cours d'un entretien téléphonique, ajoutant qu'il n'y a pas "lieu de s'alarmer".

Habituellement, la totalité des installations sont ouvertes dès le 19 décembre, ce qui n'est pas certain cette année.

"Le manque de neige sur les terrains donne moins le goût aux gens d'aller skier, concède Mme Bergeron. Il faut faire passer le message qu'il y en a de la neige dans les centres de ski, même si c'est le gazon qui est présent à Montréal."

Selon elle, le lent début de saison ne devrait pas se traduire par un impact financier négatif. Pour le moment, Mont Saint-Sauveur n'a pas déployé de promotions plus énergiques afin de courtiser les skieurs.

Dans les Cantons-de-l'Est, la neige se fait rare. Du côté de Ski Bromont, seulement trois pistes étaient ouvertes en semaine, a indiqué la directrice du marketing, Carole-Anne Ménard. La station de ski mise beaucoup sur la neige artificielle, mais le temps doux qui semble vouloir persister pourrait s'avérer problématique.

La situation est toutefois bien différente dans l'Est, où le manteau neigeux est bien visible, comme au Massif de Charlevoix, où l'on prévoit une ouverture complète samedi.

"Nous avons reçu entre 30 et 35 centimètres de neige, a expliqué la directrice de communications marketing, Katherine Laflamme. À pareille date l'an dernier, il y avait un peu plus de couverture neigeuse, mais notre plan d'ouverture suit son cours."

En raison des accumulations moins importantes, le Massif a choisi d'y aller progressivement en ouvrant seulement au cours des deux dernières fins de semaine, a-t-elle ajouté.

Selon une étude commandée par l'ASSQ et menée par le professeur émérite en tourisme de l'École des sciences de la gestion de l'UQAM Michel Archambault, l'industrie du ski génère annuellement 800 millions $ en retombées économiques et plus de 12 000 emplois directs.

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