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Les 6 meilleurs romans québécois de 2015 (PHOTOS)

16/12/2015 04:19 EST | Actualisé 30/12/2015 04:12 EST
Dimitri Otis via Getty Images
Pages of a book flying away in the wind

Ils ébranlent les fondations de nos convictions, font chavirer nos sourires, éclater nos cœurs et vibrer notre humanité, en maniant la plume tantôt comme une arme, tantôt comme une caresse. Voici les 6 auteurs québécois figurant parmi les grands crus de 2015.

Les 6 meilleurs romans québécois de 2015


La femme qui fuit – Anaïs Barbeau-Lavalette (Marchand de feuilles)

On connaissait le regard à la fois délicat et percutant de la réalisatrice, voilà qu’on découvre jusqu’où sa plume de romancière peut se déployer. En imaginant le parcours de sa grand-mère qu’elle n’a jamais connue, Suzanne Meloche, artiste signataire du Refus Global aux côtés des Riopelle, Gauvreau et Borduas, l’écrivaine essaie de comprendre la femme qui a abandonné ses enfants, explore l’abime de la liberté et rapièce certains liens brisés entre les générations.

La bête à sa mère – David Goudreault (Stanké)

Un premier roman, mais certainement pas le dernier pour cet amoureux des mots, qui a remporté la Coupe du monde de slam de poésie en 2011. Goudreault use d’une plume précise, imagée, sans censure et assurément séduisante pour élaborer les pérégrinations d’un « p’tit Christ » menteur, drogué, tueur d’animaux, raciste et homophobe, à la recherche de sa mère. Tout cela en le rendant attachant. Une suite est en cours d’écriture.

Les Maisons – Fanny Britt (Cheval d’août)

Au nombre des sorties les plus attendues de l’année, le premier roman de la dramaturge Fanny Britt a comblé toutes les attentes. Pour Tessa, une agente immobilière, amoureuse et maman, les maisons représentent un gagne-pain et une prison, elle qui étouffe dans son quotidien. Le jour où un ancien amour ressurgira du passé, la femme s’auto-sabote et remet en question ses choix et ses non-choix. Une histoire portée par le souffle singulier, lucide, doux et brutal de l’auteure.

Boo – Neil Smith (Alto) *Traduit de l’anglais par Lori Saint-Martin et Paul Gagné

Surnommé « Boo » en raison de sa blancheur fantomatique, Olivier Dalrymple se réveille un jour dans un village où se retrouvent tous les jeunes de 13 ans ayant basculé dans l’autre monde, après avoir été atteint en plein cœur, croit-il. Rejoint par un de ses camarades décédé peu après lui, Boo tentera de planifier sa vengeance en direct de l’au-delà. L’écrivain montréalais aborde d’une façon particulièrement rafraîchissante les thèmes de l’intimidation, de l’amitié et de la marginalité, avec humour et un je-ne-sais-quoi d’irrésistible.

L’affaire Myosotis – Luc Chartrand (Québec Amérique)

Véritable must de la littérature policière, le deuxième roman du journaliste de Radio-Canada est de ceux qui vous font tourner les pages avec enthousiaste, stimulent votre intelligence, remettent en question votre perception du réel et ajoutent à votre culture, sans mettre de côté vos émotions. Chartrand raconte le destin – fictif – de l’ex-journaliste Paul Carpentier, soupçonné d’avoir tué un haut fonctionne de l’Agence canadienne pour la démocratie. Traqué dans les territoires d’Israël et de la Palestine, il cherchera à lever le voile sur le scandale entourant le groupe Myosotis, une ONG offrant une assistance psychologique aux enfants victimes de la guerre à Gaza, alors que sa propre famille est sur le point d’éclater.

Journal d’un étudiant en histoire de l’art – Maxime-Olivier Moutier (Marchand de feuilles)

L’homme de lettres, qui refuse le titre d’écrivain, prête sa plume à un alter ego qui est comme lui psychanalyste et auteur, pour raconter du faux avec du vrai. Son but : décoder la subtilité et la grandeur de l’Histoire de l’art. Le résultat : le constat inéluctable de la place – parlons plutôt de la nécessité – de l’art dans nos vies, à titre de refuge, de guide ou d’agent subversif.

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