POLITIQUE

GES: Couillard demande au fédéral d'investir dans les transports en commun

09/12/2015 04:58 EST | Actualisé 09/12/2015 04:58 EST
Clément Allard

PARIS _ Québec presse le fédéral d'investir dans les transports en commun pour atteindre ses cibles de réduction des gaz à effet de serre.

Le premier ministre Philippe Couillard a soutenu, mercredi, qu'Ottawa peut faire beaucoup plus et lui suggère même d'ajouter sa mise à des programmes québécois existants.

M. Couillard a fait ces remarques en livrant son bilan au terme d'une mission de cinq jours à la Conférence des Nations unies sur les changements climatiques, la COP21, qui a lieu actuellement à Paris. Ce sommet vise à conclure un traité international avec des cibles de réduction des gaz à effet de serre (GES).

Le Canada a comme cible globale une réduction de 30 pour cent d'ici à 2030 de ses émissions de GES par rapport aux niveaux de 2005.

La cible fixée par le précédent gouvernement Harper a été maintenue par son successeur Justin Trudeau, qui s'est engagé à rencontrer les provinces dans les trois mois suivant la COP21, puisqu'elles sont en bonne partie responsables de la mise en oeuvre des stratégies de réduction de GES.

Philippe Couillard a mis la table pour cette prochaine rencontre fédéral-provincial. Il a dit que les cibles d'Ottawa n'étaient pas "particulièrement ambitieuses".

Il a toutefois aussi rappelé que 45 pour cent des GES proviennent du secteur des transports, et qu'il faudra donc qu'Ottawa s'y attaque.

"J'espère que les investissements en infrastructures qui seront choisis (par le fédéral dans son programme d'infrastructures) feront partie des outils qui vont diminuer les émissions de GES, par exemple dans les transports collectifs. On peut faire beaucoup plus au Canada et au Québec. Le train, le métro, l'autobus électrique, tout pour diminuer le transport individuel par automobile."

Plus encore, M. Couillard a évoqué le programme d'électrification des transports de plus de 400 millions $ mis sur pied par son gouvernement et a invité Ottawa à égaler la mise ou du moins à y contribuer, en citant des exemples en Norvège et en Californie.

"Il n'y a rien qui empêche le gouvernement fédéral d'intervenir dans l'électrification des transports individuels et collectifs", a-t-il fait valoir.

Rappelons que le gouvernement Trudeau s'est engagé à investir 125 milliards $ en infrastructures sur 10 ans.

Par ailleurs, M. Couillard a rappelé que les provinces n'avaient pas été consultées dans la fixation des cibles fédérales et que le gouvernement Trudeau devait mieux les informer avant la tenue de la rencontre fédéral-provincial.

"Il faut faire le point sur la trajectoire sur laquelle nous sommes pour arriver à ces cibles. (...) Sur la courbe qui doit nous amener vers ces engagements, on est en retard ou en avance?"

Il faut aussi faire le point sur les efforts supplémentaires qui devront être déployés et répartis entre les provinces, a-t-il poursuivi.

"Ce ne sera pas simple, mais je suis optimiste", a-t-il dit.

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