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David Desjardins répond via Facebook à la controverse qui l'entoure (CITATIONS)

09/12/2015 04:33 EST | Actualisé 09/12/2015 04:33 EST

Grosse semaine pour l'ex-chroniqueur du Devoir David Desjardins, qui a vu le journal indépendant mettre fin à leur collaboration, mercredi matin. Le tout survenait au lendemain d'un article de La Presse où l'ancien du magazine Voir déclarait travailler dans le domaine de la création de contenus publicitaires pour compenser les salaires trop maigres offerts par les médias traditionnels aux pigistes.

Sur Facebook, Desjardins a dit adieu aux lecteurs du Devoir dans un long message où il renchérit au sujet des problèmes qu'il a constatés dans le milieu des médias dans les dernières années. Nous avons sélectionné quelques citations intéressantes du texte, que vous trouverez en entier plus bas.

Ses excuses (partielles)

« Oui, j’aurais dû prévenir plus tôt l’ensemble de mes clients. Mais c’est la seule chose pour laquelle je vais m’excuser : avoir mis dans l’embarras des amis, des gens que j’aime et pour lesquels j’ai la plus haute estime. »

Le malentendu avec le Devoir, qui a déclaré ne pas être au courant de son autre profession. Les lettres d'intérêt auxquelles Desjardins fait référence sont des déclarations annuelles que les pigistes font à leurs clients afin de leur annoncer tout élément qui pourrait consituer ou avoir l'air d'être un conflit d'intérêt.

« Aussi, il aurait été intéressant que le journaliste de La Presse (mentionne) que ma lettre de déclaration d’intérêts pour 2014 ne mentionnait pas ma compagnie, mais celle de 2015, oui. Et que Le Devoir, qui en était à les ouvrir, n’était pas encore rendu à la mienne. »

Les allégations selon lesquelles il aurait caché volontairement ce possible conflit d'intérêt

« J'engageais des gens, qui en parlaient. Les articles étaient partagés sur les réseaux sociaux. C’était pas un secret. J’en parlais à gauche et à droite (...). Donc pour la double vie, on repassera. »

Sur les maigres salaires versés aux pigistes

« Ah, c’est sûr que c’est de la visibilité d’écrire pour Le Devoir. Mais l’électricien est venu hier. Pour 4 heures de travail, il m’en a coûté 3 chroniques au Devoir. Je n’ai pas essayé de lui offrir de la visibilité en échange, il m’aurait ri au nez. »

« Un concept qu’ignore la pige dans les médias où les cachets subissent plutôt une déflation. Si bien que les semaines deviennent une folie de création, où l’on n’a plus le temps de réfléchir, parce que forcés de sans cesse produire pour arriver. »

Sur le type de contenu produit par son agence La Flèche

« En gros, il s’agit beaucoup de textes, sur des blogues, qui traitent de sujets qui peuvent intéresser un lectorat qui est aussi une clientèle potentielle. (...) Si cela ressemble beaucoup aux médias que vous connaissez, c’est que la différence réside dans le nombre de bailleurs de fonds. Pour le marketing de contenu : un seul. Pour les médias traditionnels : plusieurs annonceurs. »

Sur la légitimité du contenu créé par sa compagnie et la différence avec les médias dits traditionnels

« Dans les projets pour lesquels je travaille, la nature des contenus et leur provenance est toujours claire. Il n’y a pas d’ambiguïté. On ne peut pas toujours en dire autant des médias traditionnels qui, crise oblige, sont autrement forcés d’étirer l’élastique de l’éthique. Mais en se gardant bien de le dire ouvertement. »

Faque, c’est ça qui est ça. Ma chronique d’adieu au Devoir sera publiée sur Facebook, plateforme qui, avec Google,...

Posted by David Desjardins on Wednesday, December 9, 2015


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