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Le froid peut causer un choc aux réfugiés nouvellement débarqués au Canada

06/12/2015 06:37 EST | Actualisé 06/12/2016 05:12 EST

REGINA — Getachew Woldeyesus, un jeune réfugié originaire d'Éthiopie, est arrivé en Saskatchewan un jour glacial de février en 1985.

Il n'a pas mis le nez dehors pendant deux mois.

En entrevue avec La Presse Canadienne, M. Woldeyesus s'est rappelé qu'il était effrayé à l'idée de sortir, ne sachant pas si les rues étaient glissantes ou s'il portait les bons souliers pour affronter le froid.

Les 25 000 réfugiés syriens que le gouvernement fédéral s'est engagé à accueillir d'ici le début de la nouvelle année devront sans l'ombre d'un doute relever des défis semblables par rapport aux conditions météorologiques canadiennes.

Partout à travers le pays, des organismes communautaires, des groupes religieux et des particuliers ont lancé des campagnes pour recueillir des vêtements, surtout des manteaux, des gants, des tuques et des bottes d'hiver.

M. Woldeyesus avait 19 ans lorsqu'il a fui son pays natal en 1980 en raison de la guerre civile qui y faisait rage. Il a passé quelques jours au Soudan et quelques années en Italie avant de recevoir l'autorisation de s'installer au Canada.

Il a trouvé difficile de laisser sa famille derrière lui et d'entreprendre ce dangereux périple.

Lorsqu'il est finalement arrivé à Regina, Getachew Woldeyesus a pu compter sur le soutien de la Regina Open Door Society. Un bénévole l'a aidé à passer au travers de la saison froide.

«Il s'est montré très encourageant et d'un grand soutien. Il était toujours avec moi à essayer de m'apprendre comment m'habiller de manière appropriée pour l'hiver. Open Door m'a également fourni beaucoup de renseignements et, en utilisant tous ces outils, j'ai pu lentement commencer à sortir», a raconté M. Woldeyesus, qui occupe aujourd'hui le poste de gestion au sein de l'organisme.

«Le premier hiver s'est mieux passé. Le second, on commence à s'habituer. Évidemment, c'est un choc pour les gens d'arriver en hiver.»

Les réfugiés qui débarqueront en sol canadien au cours des prochaines semaines bénéficieront peut-être d'un répit puisque les météorologues ont prédit que la saison froide serait plus douce cette année au Canada en raison d'El Nino.

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