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Les bâtiments de demain pour s'adapter au réchauffement climatique (PHOTOS)

03/12/2015 09:26 EST | Actualisé 03/12/2015 09:26 EST
VINCENT CALLEBAUT ARCHITECTURES

Si l'on parle beaucoup des centrales et du transport pour lutter contre le réchauffement climatique, d'autres leviers existent. Les nouvelles technologies, par exemple, peuvent permettre de réduire notre empreinte carbone. Ou, à défaut, tenter de préserver l'humain des conséquences d'une évolution du climat.

Dans la construction, de nombreuses choses sont tentées ou imaginées à ce sujet. D'ailleurs, jeudi 3 décembre, une grande conférence est organisée lors de la COP21 et dédiée au secteur du bâtiment avec de nombreuses tables rondes sur les immeubles à haute efficacité environnementale. 16 pays et 60 entreprises doivent ainsi lancer dans l'après-midi une alliance mondiale dans le domaine de la construction pour limiter le réchauffement climatique.

En parallèle, Le HuffPost a choisi plusieurs projets d'architectes imaginant le bâtiment du futur pour faire face au réchauffement climatique.

  • Blue revolution
    Blue21
    La société Blue21 croit dur comme fer que notre avenir sera sur la mer. Pas sur des bateaux, mais sur des villes flottantes. Ces extensions pourraient se greffer facilement aux villes côtières actuelles. Le concept est pour l'instant à l'état de projet, mais Blue21 souhaite tester rapidement la faisabilité de ces villes flottantes.
  • The Green Machine, reverdir le désert
    Studio Malka Architecture & Yachar Bouhaya
    Désertification et climat sont étroitement liés, selon l'Organisation météorologique mondiale. Pour lutter contre ces 120.000 km² de végétation perdus chaque année, le studio Malka Architecture et Yachar Bouhaya ont imaginé la Green Machine (machine verte). "Une plateforme, une ville agricole et industrielle nomade et autonome de régénération des écosystèmes déficients et de développement de la permaculture."
  • The Green Machine, reverdir le désert
    Studio Malka Architecture & Yachar Bouhaya
    Sur cette énorme bestiole mécanique, on trouve notamment des ballons (pour produire de l'eau avec la condensation). Mais aussi des tours solaires, qui canalisent l'air chaud pour produire de l'électricité. Et enfin des champs de céréales, des serres, du bétail, des logements des écoles... Bref, une vraie ville mobile et écologique.
  • The Green Machine, reverdir le désert
    Studio Malka Architecture & Yachar Bouhaya
    "La structure pont du plateau de la ville est montée sur 4 Crawlers. Ces engins à chenilles  ont été conçus pour transporter les lanceurs spatiaux de la NASA et peuvent rouler en tout terrain avec une charge considérable." Surtout, ils servent à "revitaliser" les terres désertiques. Les chenilles retournent la terre tout en y déversant de l'eau. A long terme, cela permettrait de reverdir ces zones inexploitables.
  • Hydrogenase
    <a href="www.vincent.callebaut.org">VINCENT CALLEBAUT ARCHITECTURES</a>
    L'hydrogenase est un aéronef écologique vertical "100% autosuffisant". Il a pour but de "subvenir aux populations en détresse touchées par les catastrophes naturelles et sanitaires, et tout cela sans piste d’atterrissage".
  • Hydrogenase
    <a href="www.vincent.callebaut.org">VINCENT CALLEBAUT ARCHITECTURES</a>
    L'architecte Vincent Callebaut s'est inspiré de la nature pour imaginer l'hydrogenase. Fonctionnant à l'hydrogène grâce à des micro-algues, ce dirigeable excentrique pourrait tout de même atteindre les 175 km/h. Bien plus lent qu'un avion, mais plus écolo.
  • Lilypad, une île flottante pour réfugiés climatiques
    <a href="www.vincent.callebaut.org">VINCENT CALLEBAUT ARCHITECTURES</a>
    La montée des eaux envisagée par le GIEC si nous n'arrivons pas à limiter le réchauffement climatique aura des conséquences dramatiques, notamment pour les Etats insulaires. Selon l'ONU, en 2050, il pourrait y avoir 250 millions de réfugiés climatiques. Pour faire face à la fois à la montée des eaux et au problème de place posé par les futurs réfugiés, Vincent Callebaut a imaginé Lilypad, une ville amphibienne écologique, "mi-aquatique et mi-terrestre, pouvant abriter plus de 50.000 habitants".
  • Lilypad, une île flottante pour réfugiés climatiques
    <a href="www.vincent.callebaut.org">VINCENT CALLEBAUT ARCHITECTURES</a>
    Lilypad est développé autour "d’un lagon central d’eau douce récoltant et épurant les eaux de pluies. Ce lagon artificiel est complètement immergé lestant ainsi la ville et il permet de vivre au cœur des profondeurs subaquatiques."
  • Lilypad, une île flottante pour réfugiés climatiques
    <a href="www.vincent.callebaut.org">VINCENT CALLEBAUT ARCHITECTURES</a>
    "La structure flottante en "branches" est directement inspirée de la feuille fortement nervurée du nénuphar géant d’Amazonie Victoria Regia agrandie 250 fois." "La double coque quant à elle est constituée de fibres de polyester recouvertes d’une couche de dioxyde de titane."
  • Agora Garden
    <a href="www.vincent.callebaut.org">VINCENT CALLEBAUT ARCHITECTURES</a>
    Cette tour écolo n'est pas si futuriste que ça, elle devrait être construire l'année prochaine à Taïwan. Elle incorpore le recyclage des déchets, une faible consommation énergétique et dispose également d'un toit de panneaux solaires et joue sur ses proportions particulières pour être bien ventilée et aérée.
  • Agora garden
    <a href="www.vincent.callebaut.org">VINCENT CALLEBAUT ARCHITECTURES</a>
  • The gate residence
    <a href="www.vincent.callebaut.org">VINCENT CALLEBAUT ARCHITECTURES</a>
    Ce building de demain (qui devrait être construit en 2019 au Caire) est composé notamment d'éoliennes et de panneaux solaires. Mais c'est surtout son toit qui est novateur.
  • The gate residence
    <a href="www.vincent.callebaut.org">VINCENT CALLEBAUT ARCHITECTURES</a>
    Ce toit vert, en plus d'être équipé de panneaux solaires, est aussi recouvert de terrasses vertes qui ont pour intérêt de limiter la chaleur dans le bâtiment.
  • The Dryline
    BIG
    Ce projet du cabinet BIG est né la suite de l'ouragan Sandy de 2012, qui a coûté la vie à 210 personnes et a entraîné 30 milliards de dollars de dégâts matériels. Ce projet de "ligne sèche" à New York a été imaginé dans le cadre d'un concours organisé par le gouvernement américain.
  • The Dryline
    BIG
    Le but : construire un système de protection de 16 km de long autour de l'île de Manhattan. Celle-ci serait en réalité divisée en plusieurs structures différentes.
  • The Dryline
    BIG
    L'idée serait ainsi de faire de cette ceinture de protection une zone attractive de la ville.

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