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États-Unis : Hillary Clinton contre des troupes de combat en Syrie et en Irak

01/12/2015 11:31 EST | Actualisé 01/12/2016 05:12 EST

Hillary Clinton, en tête des sondages pour les primaires démocrates en vue de l'élection présidentielle de 2016, a estimé mardi qu'envoyer des troupes au sol pour combattre le groupe Etat islamique (EI) en Syrie et en Irak serait "voué à l'échec".

"A ce stade, je ne peux pas envisager de circonstances dans lesquelles je pourrais approuver de le faire (envoyer des troupes de combat, NDLR) parce que je pense que le meilleur moyen de vaincre l'EI c'est, comme je l'ai déjà dit, depuis les airs où nous dominons, depuis le sol ce que nous facilitons en fournissant les moyens, la formation, l'équipement, et dans le cyberespace où (...) il représente un adversaire important", a déclaré Hillary Clinton dans un entretien à la chaîne PBC, dont des extraits ont été diffusés mardi sur CBS.

Le président Barack Obama a donné son feu vert le mois dernier à l'envoi d'un maximum de 50 militaires des forces spéciales américaines dans le nord de la Syrie, dans un rôle non combattant de conseillers pour coordonner les troupes locales au sol et les efforts de la coalition internationale qui mène des bombardements aériens contre l'EI depuis l'été 2014.

"Nous ne savons pas encore combien de forces spéciales seront nécessaires, combien de formateurs, de surveillants et de facilitateurs seront nécessaires, mais en ce qui concerne (l'envoi) de milliers de troupes de combat comme certains républicains le préconisent, je pense que ce serait voué à l'échec", a relevé Mme Clinton.

"Je suis d'accord avec la position du président de ne pas renvoyer de troupes de combat en Syrie ou en Irak. Nous n'allons pas faire ça", a-t-elle affirmé. "Je ne pense pas que ce soit la façon la plus intelligente de combattre l'EI".

"Je pense que cela donnerait à l'EI un nouvel instrument de recrutement si nous retournions au combat", a-t-elle estimé.

La candidate à la Maison Blanche a renouvelé son appel à la création d'une zone d'interdiction aérienne en Syrie, malgré l'intervention russe en soutien du président Bachar al-Assad.

"Nous créerons une zone d'interdiction aérienne et les Russes en seront clairement informés", a expliqué l'ex-secrétaire d'Etat, qui diffère sur ce point avec Barack Obama. "Ils n'ont pas à participer, mais je veux qu'ils sachent qu'on a besoin de zones sûres sur le terrain".

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