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Des supercliniques au Québec en 2016? (VIDÉO)

29/11/2015 02:06 EST | Actualisé 30/11/2015 08:32 EST

Avant son élection, le Parti libéral du Québec avait promis de mettre en place 50 supercliniques pour améliorer l'accès à un médecin de famille. Près de deux ans plus tard, pas de nouvelle. Les annonces ont été retardées, mais voilà qu'on apprend qu'il pourrait y en avoir une bientôt. Un cadeau de Noël ?

Un texte de Louis-Philippe Ouimet

Il est 7 heures du matin et déjà, la file d'attente est longue dans une clinique du nord de Montréal. Pour une vingtaine de malades, la médecine de première ligne n'est pas encore à point : « Je fais la file avant l'ouverture une heure, puis j'attends environ 3-4 heures », nous explique un homme qui souhaite avoir un rendez-vous avec un médecin.

Pour faciliter l'accès à la médecine de première ligne, les libéraux avaient annoncé un projet de supercliniques, puis les annonces se sont fait attendre.

Le ministre de la Santé, Gaétan Barrette, se montre rassurant, et il affirme que le cadre de gestion de ces supercliniques pourrait être complété d'ici le Nouvel An. « Lorsque ça ce sera complété, sans aucun doute avant Noël, le cadre va être publié et tout un chacun va pouvoir déposer un projet », assure-t-il.

On sait que le nombre d'heures garanties d'ouverture de ces supercliniques sera de 12 heures pendant la semaine. Pour les fins de semaine, ce n'est pas encore réglé.

Les médecins optimistes

De son côté, la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec (FMOQ) est optimiste. Début 2016, on pourrait annoncer l'ouverture de supercliniques. Des régions seront privilégiées, comme Laval, la ceinture de Montréal, Trois-Rivières et Gatineau.

« On pense qu'on en a pour quelques mois, même une année ou deux, pour compléter les 50 cliniques qui manquent. On sait qu'on a des endroits où ce sera intéressant d'en installer en premier », affirme Louis Godin, président de la FMOQ.

Des questions autour des supercliniques

Les supercliniques ne font pas l'unanimité. Certains craignent que les patients aient à payer des frais accessoires.

« On n'est pas fâché que ce soit retardé, en tout cas on espère même que ce ne soit pas la priorité. En particulier, depuis que le ministre a adopté l'amendement sur les frais accessoires [...] Il pourrait faire financer tout ça en demandant aux patients de payer pour les équipements des supercliniques », dit Diane Lamarre, porte-parole en matière de santé et d'accessibilité aux soins pour le Parti québécois.

Mais le ministre de la Santé rétorque que c'est faux. « On n'annonce aucunement une augmentation des frais accessoires, au contraire, nous allons limiter les abus et empêche ce qui est illégal », affirme Gaétan Barrette.

Alors que près de 50 millions de dollars pourraient être consacrés aux supercliniques, le Conseil pour la protection des malades espère que les contribuables en auront pour leur argent.

« J'aimerais ça qu'on arrête d'en mettre sur le dos des patients et que d'autres, mieux nantis que nous, puissent supporter la moindre amélioration de l'accès. Ce seraient bienvenu chez les patients », dénonce Paul G. Brunet du Conseil pour la protection des malades.

Les supercliniques, en bref :

  • Ouvertes sept jours sur sept
  • Engagement à voir les patients à l'intérieur d'un délai de deux heures
  • De 30 à 40 médecins travaillant avec des infirmières, des physiothérapeutes, des nutritionnistes et des psychologues
  • Ententes avec des spécialistes qui pratiqueraient à l'intérieur de la clinique
  • Services de radiologie accessibles immédiatement
  • Services de laboratoire avec résultats dans les 24 heures

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