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Colorado : le présumé tireur Robert Lewis Dear aurait dit «plus jamais de bébés démembrés» après son arrestation

28/11/2015 09:04 EST | Actualisé 28/11/2015 10:31 EST

Après s'être fait passer les menottes vendredi, l'auteur de la fusillade qui a fait trois morts dans une clinique de planification familiale de Colorado Springs, aurait émis un commentaire laissant croire qu'il est opposé à l'avortement.

Selon un officiel des forces de l'ordre, Robert Lewis Dear aurait dit « plus jamais de bébés démembrés » (« no more baby parts ») après son arrestation. Ce responsable a parlé sous le couvert de l'anonymat, car n'étant pas autorisé à discuter publiquement de l'enquête en cours.

La clinique Planned Parenthood a publié un communiqué samedi disant que des témoins avaient affirmé que le tireur était motivé par son opposition à l'avortement.

La police n'a pas voulu confirmer cette hypothèse.

Le drame a ravivé des enjeux délicats aux États-Unis - l'accès aux armes à feu, le droit à l'avortement et même le débat sur les droits civiques, puisque certains ont souligné que le tireur, un Blanc, avait été arrêté plutôt que tué.

Le suspect, un homme de 57 ans originaire de la Caroline du Nord, a ouvert le feu dans une clinique de l'organisme Planned Parenthood vendredi, tuant par balles trois personnes, dont un policier.

Le tireur a tenu en haleine les policiers pendant plusieurs heures avant de se rendre. Cinq heures après les premiers coups de feu, les policiers ont escorté à l'extérieur du bâtiment un homme arborant un chandail blanc.

Selon les dossiers de la prison, le suspect comparaîtra en cour lundi.

Par ailleurs, les objets retrouvés à l'extérieur de l'édifice où s'est déroulée la fusillade ne représentent plus une menace, selon les autorités.

Ceux qui ont fréquenté Robert Lewis Dear le décrivent comme un homme qui évitait les contacts visuels et qui semblait n'avoir que peu de convictions religieuses et politiques. L'homme vivait en partie dans un chalet de la Caroline du Nord sans électricité ni eau courante. Ses voisins ont confié qu'il était très renfermé et que les rares conversations qu'il tenait étaient souvent décousues.

Le président Barack Obama a déclaré samedi que de tels événements n'étaient « pas normaux » et qu'ils ne devraient pas « devenir normaux ». « Nous devons faire quelque chose quant à la facilité d'accès aux armes à feu dans nos rues à des gens qui ne devraient pas en posséder. Point. Assez c'est assez », a-t-il tranché dans un communiqué.

Le président américain n'a pas caché son impatience pour resserrer les lois sur l'accès aux armes à feu dans la foulée des nombreuses fusillades tragiques survenues dans les derniers mois.

Fusillade dans une clinique de planification familiale à Colorado Springs

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