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Essai routier Toyota RAV4 Hybride 2016 : la chasse aux émissions (PHOTOS)

27/11/2015 08:56 EST | Actualisé 27/11/2015 08:56 EST
EcoloAuto.com

Toyota ne s’en cache pas : la compagnie veut devenir le leader incontesté de la lutte aux gaz à effet de serre et vient tout juste d’annoncer un plan à long terme pour diminuer ses émissions de 90 % d’ici 30 ans. Le cycle peut sembler long, mais il inclut à la fois les émissions des voitures, mais aussi toutes celles enregistrées au long du cycle de vie d’un véhicule, de la matière première à l’assemblage jusqu’au recyclage.

La première démarche cependant, et probablement la plus facile à court terme, c’est la promotion active de véhicules à énergie verte. Les voitures à hydrogène existent, mais elles sont encore limitées et difficiles d’accès. Les voitures électriques ne font pas partie du plan Toyota.

Il faut donc miser sur les véhicules hybrides plus traditionnels, comme le manufacturier japonais le fait depuis de nombreuses années. Au total, depuis l’avènement de la toute première Toyota Prius hybride, on a vendu plus de 116 000 véhicules hybrides au Canada seulement, et Toyota continue de dominer ce marché partout au monde.

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Logique donc que la prochaine étape dans le développement d’un véhicule populaire comme le RAV4, le petit utilitaire sport, soit la mise en marché d’une variante hybride, mariant électricité et essence dans un mélange technologique surprenant. Place donc au RAV4 Hybride 2016.

Quelques changements

Avant d’expliquer plus en détail la motorisation hybride, il importe de préciser que ce sont toutes les déclinaisons du RAV4, y compris celles à essence, qui subissent quelques modifications pour l’année modèle 2016.

Ainsi, on a lourdement modernisé la partie avant, greffant une nouvelle grille et modifiant le carénage pour offrir plus d’aérodynamisme et un look, avouons-le, un peu plus musclé. On est allé jusqu’à installer dans la partie avant une plaque protectrice couleur aluminium qui confère à l’ensemble un style plus utilitaire que strictement urbain.

La grande nouveauté, ce sont cependant des feux de jour utilisant des feux à D.E.L., désormais de série sur les versions SE, Limited et Limited Hybride, alors que les versions LE, XLE et XLE hybride doivent se contenter des projecteurs halogènes. Une faiblesse j’avoue, car les diodes proposent un regard plus soutenu et plus agressif pour le RAV4.

La partie arrière a aussi été retouchée, mais encore une fois c’est l’usage des feux à D.E.L. qui fait une véritable différence.

Petite note, on a relancé aussi une version SE, plus sportive, qui affiche une grille de calandre en alvéole exclusive et d’autres éléments physiques distinctifs.

L’habitacle n’a subi que de légères améliorations, mais des améliorations qui se remarquent. En fait, on a modifié la qualité des matériaux, limitant l’usage des plastiques durs notamment à l’intérieur des portières, pour les remplacer par des plastiques plus souples. Moins de craquements, moins de rayures, mais surtout un design beaucoup plus attrayant. Une nouvelle couleur, cannelle, est aussi disponible.

Autres changements, un nouvel écran central (6,1 ou 7 pouces selon les versions), des porte-gobelets améliorés et des cadrans plus lisibles que jamais dans la planche de bord (qui intègrent aussi un petit écran d’information central) complètent les améliorations propres à cette nouvelle version du RAV4.

Technologie verte

La véritable trouvaille de ce nouveau RAV4, c’est la motorisation hybride, calquée sur celle du Lexus NX. Concrètement, il s’agit d’un moteur 4 cylindres de 2,5 litres à cycle Atkinson jumelé non pas à un, mais à deux moteurs électriques, un à l’avant, l’autre à l’arrière.

Le premier, à l’avant, s’active au départ et permet d’offrir une très courte autonomie en mode tout électrique. Il parvient cependant à appuyer le moteur à essence en accélération, donnant couple et nervosité à un moteur autrement ordinaire.

Vilain défaut, il faut appuyer avec la douceur d’une plume sur l’accélérateur pour en tirer profit, autrement il est rapidement remplacé par sa contrepartie à essence. Malgré tout, jumelé à une boite CVT dotée de simulation de rapports que l’on peut enclencher manuellement, le nouveau RAV4 hybride réussit à développer quelque 194 chevaux, tout en maintenant une moyenne combinée de 7,2 litres aux 100 kilomètres.

À quoi sert le second moteur électrique? Rapidement expliqué, il agit comme une traction intégrale intelligente. Au démarrage, au moindre dérapage ou perte d’adhérence ou en virage prononcé, le moteur électrique s’activera, transmettant sa puissance aux roues arrière pour assurer un meilleur contrôle. Cela permet une réponse rapide, et ne surcharge pas le moteur à essence.

Notre essai s’étant déroulé sur la chaussée mouillée, mais fort peu sinueuse de la région de Gatineau, le système s’est avéré totalement transparent, mais exigera un peu plus d’attention lors de tests supplémentaires pour en valider l’efficacité.

Petit détail, le groupe motopropulseur des versions à essence n’a pas été modifié et continue de déchainer les 176 chevaux de son moteur 4 cylindres 2,5 litres éprouvés, additionné d’une boite automatique 6 vitesses.

Sécurité d’abord

Une fois les versions de base passées (précisons que les versions de base sont les LE, vraiment élémentaires, et les versions XLE tant à essence qu’hybride), le Toyta RAV4 est disponible avec un ensemble d’équipement de sécurité embarqué efficace.

Ainsi, le Toyota Safety Sense réunit un système de précollision qui intervient en cas d’incident imminent, un système d’avertissement de sortie de voie avec assistance à la direction le cas échéant, des feux de route automatiques, un système de détection de piéton et un régulateur de vitesse dynamique qui calque sa vitesse sur celle du véhicule qui précède.

Concrètement, le RAV4 sera capable de freiner ou de ralentir à toutes les vitesses diminuant du même coup les risques de collisions trop violentes.

Il faut cependant opter pour le groupe Technologie en version hybride, ou pour le haut de gamme en mode essence, pour obtenir cet ensemble.

Autre élément de sécurité, plus spectaculaire cette fois, c’est le système de caméras 360. Même si Toyota n’est pas le premier constructeur à offrir ce type d’appareil, il faut avouer que la méthode retenue est unique : l’image est complète, donne un véritable aperçu à vol d’oiseau sans diviser les différentes prises de vue, et donne quasiment une vision en trois dimensions grâce à un système de rotation du résultat. Encore une fois disponible uniquement sur les versions haut de gamme, ce système est d’une grande précision pour se glisser dans les espaces les plus étroits, ou pour éviter les obstacles arrière.

Hybride ou essence?

En matière de performances et de douceur de roulement, la motorisation hybride affiche un net avantage. La version à essence est douce et sans souci, comme le sont tous les RAV4 de ce monde, mais le surplus de nervosité et la baisse de consommation sont des facteurs supplémentaires qui nous font opter davantage pour le RAV4 Hybride.

Mais, car il y a un mais, sachez qu’il vous faudra ajouter quelque 3 000 $ de plus à votre facture pour obtenir un modèle hybride équipé de la même façon que son pendant à essence. Quand on sait que les versions hybrides sont bien équipées, cela se traduit par un prix de base du RAV4 XLE hybride de 34 465 $.

La version de base à essence, la LE, nettement moins bien outillée, s’offre à compter de 24 990 $.

Essai routier Toyota RAV4 Hybride 2016

SOURCE: EcoloAuto.com

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