POLITIQUE

L'élection fédérale place le Québec en position de force, dit Couillard

20/10/2015 12:20 EDT

QUÉBEC _ Les résultats de l'élection fédérale placent le Québec en position de force au sein de la fédération canadienne, a déclaré mardi le premier ministre Philippe Couillard.

M. Couillard a relevé que les électeurs québécois se sont prononcés à près de 80 pour cent en faveur de partis fédéralistes, lors du scrutin qui a permis aux libéraux fédéraux d'obtenir une majorité.

"La position de force du Québec provient, oui, de l'élection du gouvernement, a-t-il dit. Regardez aujourd'hui la carte politique québécoise, il y a un noyau très fort de représentation des trois grands partis au Québec. Bien sûr, le Parti libéral, qui a reçu le mandat majoritaire, mais également le Parti conservateur, également le Nouveau Parti démocratique."

Malgré l'intention de M. Trudeau de faire trois années de déficits, M. Couillard s'est montré confiant mardi que ses demandes financières concernant le déplafonnement de la péréquation et un nouveau calcul des transferts en santé seront entendues.

"Je ne crois pas, compte tenu de la taille de l'économie canadienne et du niveau d'endettement du gouvernement canadien par rapport au nôtre et celui d'autres provinces, qu'il y ait un problème à faire les deux ensemble", a-t-il dit.

Par ailleurs, a expliqué le premier ministre, les résultats du Bloc québécois, qui a fait élire 10 députés, montrent une fois de plus le lent déclin de l'option souverainiste.

Lors d'une conférence de presse, M. Couillard a relevé que l'arrivée de M. Trudeau marque un changement de génération et de ton.

"Pourquoi le Québec est en position de force? Parce que la grande majorité des Québécois, près de 80 pour cent de l'électorat, s'est prononcé pour un parti politique qui croit que le Québec doit davantage progresser à l'intérieur de la fédération canadienne, et notamment la jeunesse, a-t-il dit. On voit que la jeunesse n'est plus là où elle était à l'époque des années 1970, 1980, la jeunesse est tournée vers l'avenir, vers des enjeux comme les changements climatiques."

Le premier ministre a souligné qu'il voit d'un bon oeil les positions libérales sur les changements climatiques, à quelques semaines d'un sommet international à Paris.

Par contre, concernant les demandes constitutionnelles du Québec, M. Couillard a affirmé que l'arrivée des libéraux au pouvoir ne changera pas la position de son gouvernement, qui n'a pas l'intention d'initier de négociations constitutionnelles.

"S'il y avait un appel à des conversations constitutionnelles venant d'autres constituants du Canada, par exemple les Premières Nations, ou d'autres provinces, ou d'autres enjeux, on n'y participera que si et seulement si les enjeux québécois y sont, a-t-il dit. Donc, ça ne change rien à notre position."

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