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Conditions de travail: les infirmières quittent la table des négociations

23/09/2015 03:57 EDT | Actualisé 23/09/2015 03:58 EDT
Radio-Canada.ca

La présidente de la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ), Régine Laurent, réclame de meilleures offres de Québec et annonce qu'elle quitte entre temps la table des négociations. Elle s'est dite très insatisfaite des nouvelles propositions du gouvernement et juge que le gouvernement refuse les solutions des infirmières.

« En plus du gel de salaire pour les deux prochaines années, qui constitue en réalité une baisse salariale, le gouvernement veut encore abolir différentes primes comme celles pour les soins critiques, ou encore, les primes majorées de nuit et de soir. », dit-elle en ajoutant que « le gouvernement de Philippe Couillard n'en a que pour ses amis. »

Régine Laurent qualifie la dernière offre patronale de « gifle » et dit qu'il n'est pas question qu'elle présente cette offre à ses membres. Selon elle il vaut mieux attendre le dépôt d'une nouvelle offre avant de retourner aux tables.

Au dire de la présidente de la FIQ, c'est le président du Conseil du trésor, Martin Coiteux, qui mène tout et le ministre de la Santé, Gaétan Barrette, le laisse faire.

À la prochaine rencontre des instances syndicales, au début d'octobre, il n'est pas exclu que la FIQ se dote d'un mandat de grève, selon ce qu'a indiqué Mme Laurent.

En point de presse quelques minutes plus tard, Martin Coiteux s'est dit très sensible à la situation des infirmières, qu'il dit bien connaître puisque sa mère était infirmière.

« Notre cadre financier est exigeant, mais on fait preuve d'ouverture aux tables de négociations. On emmène des propositions sur la table autour desquelles on peut certainement faire beaucoup de progrès, du progrès pour les services publics en santé, en éducation, mais du progrès aussi pour nos employés et c'est dans cet esprit qu'on négocie et qu'on a l'intention de poursuivre la négociation », a-t-il ajouté.

Il a exclu la possibilité de déposer une loi spéciale, en s'exclamant : « Je n'y pense même pas. On ne travaille pas dans cet esprit », a-t-il répondu au journaliste qui lui posait la question.

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