BIEN-ÊTRE

Un jeune Autochtone américain renvoyé à la maison à cause de son mohawk (VIDÉO)

22/09/2015 03:31 EDT | Actualisé 22/09/2015 03:31 EDT

Un garçon de sept ans cause toute une commotion dans l'Utah, aux États-Unis, à cause de la nouvelle coupe de cheveux qu'il a portée à l'école.

Jakobe Sanden, élève de deuxième année à l'école primaire Arrowhead de Santa Clara, s'est présenté en classe avec un « mohawk » -- un style capillaire issu de ses ancêtres autochtones. Toutefois, la coupe étant interdite par le règlement de l'école, Jakobe s'est retrouvé dans le bureau de la directrice Susan Harrah.

Celle-ci a demandé aux parents de faire couper les cheveux de leur fils, une demande qui n'a pas été bien reçue par ces derniers. Teyawnna, la mère de Jakobe, a indiqué sa frustration sur Facebook.

Je suis « tellement irritée en ce moment », a-t-elle écrit le 14 septembre. « Je reçois un appel de l'école des garçons, on me dit que Kobe ne peut pas avoir de mohawk, que c'est la politique de l'école. Vraiment? Ce sont des cheveux! On verra ce qui se passe... »

Selon le règlement de la commission scolaire, les cheveux qui peuvent être « une distraction ou une perturbation » ou qui peuvent contrevenir au « décorum de l'école » sont à éviter.

Malgré tout, les Sanden ont refusé de couper les cheveux de Jakobe, s'expliquant en disant que ce style fait partie de leur culture. « J'ai dit au directeur que je n'allais pas couper ses cheveux parce qu'il s'agit d'un symbole de qui nous sommes », a dit Gary, le père, au Washington Post.

La demande de la directrice de voir des documents prouvant ces allégations -- ce qui est, selon elle, la procédure normale -- a été perçue comme de la discrimination par les parents. « Je suis certaine que ce n'était pas l'intention, mais nous nous sommes sentis discriminés », a dit la mère à Fox 13. « Nous avons fourni les documents, mais nous ne sentions pas que c'était la chose juste à faire. »

Finalement, Jakobe a été réadmis à l'école -- mais il a dû passer une bonne partie de sa journée de retour en classe dans le bureau du directeur. « Cette ostracisation... on se croirait dans les années 50 », a dit son père.

Cet article initialement publié sur le HuffPost Canada a été traduit de l'anglais.

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