POLITIQUE

Le candidat du NPD dans Manicouagan, Jonathan Genest-Jourdain, accusé d'être un « député fantôme »

16/09/2015 06:50 EDT | Actualisé 16/09/2015 08:47 EDT
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Des voix s’élèvent contre le député néodémocrate sortant dans Manicouagan, Jonathan Genest-Jourdain. Tant ses adversaires des autres partis que les dirigeants syndicaux de la Côte-Nord l’accusent d’avoir été un « député fantôme » pendant son mandat.

« Le seul endroit où on peut le trouver, c’est sur les pancartes électorales », lance Dominic Lemieux, coordonnateur régional du syndicat des Métallos.

Les travailleurs de la Côte-Nord qui ont encaissé des durs coups dans les quatre dernières années, avec la fermeture des mines et la crise forestière. Malgré tout, pas d’appel ni de visite de la part de leur député fédéral, déplore Lemieux.

Il y aurait bien eu un communiqué de presse de sa part après que Rio Tinto Fer et Titane de Havre-Saint-Pierre ait annoncé la mise à pied de 300 travailleurs, mais le coordonnateur syndical n’a même pas pris le temps de le lire. « Ça m’a levé le cœur », dit-il.

Marilène Gill, la candidate bloquiste dans Manicouagan, entend le même discours sur le terrain. Les citoyens lui confient que leurs dossiers n’ont pas cheminé ou qu’ils n’ont jamais eu de suivi concernant leurs demandes.

« Les gens me disent qu’il est absent depuis son élection. Il n’a pas de liens avec les élus, pas de liens économiques dans la région, critique-t-elle. Un vrai député fantôme. »

Son homologue libéral, Mario Tremblay, s’est fait dire par les électeurs que le député était « déconnecté de la réalité » et « n’a pas fait le travail », rapporte Radio-Canada.

Genest-Jourdain a fait les manchettes en début de campagne électorale, après son entrevue publiée dans le Droit Inc. L’avocat innu révélait avoir eu une enfance misérable dans la réserve de Uashat, à Sept-Îles, mais sa version a vite été contredite par des membres de sa famille.

Par la suite, le représentant syndical de la FTQ-Construction Bernard Gauthier a retiré son appui au député du NPD, l’accusant de vouloir se faire du « capital politique » avec son passé. Il l’avait soutenu en 2011, mais a affirmé que ce ne serait pas le cas cette année.

« Quelqu’un qui ne peut pas respecter sa famille ne peut pas respecter la population québécoise et canadienne », s’indigne Dominic Lemieux.

Questionné à ce sujet au mois d’août, le chef du NPD Thomas Mulcair avait fait valoir que son candidat avait surmonté bien des épreuves avant de se rendre à Ottawa.

Il a souligné au passage son parcours « admirable » et a dénoncé les attaques personnelles dont Genest-Jourdain était l’objet. Il aurait lui-même rencontré le jeune avocat dans sa communauté, en compagnie de Jack Layton.

Le directeur des communications adjoint du NPD, Marc-André Viau, a répliqué mercredi qu’il s’en faisait bien peu des « spins » politiques du Bloc québécois avant de nommer quelques réalisations du député de Manicouagan.

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