POLITIQUE

PKP défend son mandat sans droit de regard

15/09/2015 02:17 EDT | Actualisé 15/09/2015 02:19 EDT
CP

QUÉBEC – Le chef du PQ, Pierre Karl Péladeau, a défendu mardi matin sa décision de confier ses actions de contrôle de Québecor à un mandataire, plutôt que de les placer dans une fiducie sans droit de regard.

Plusieurs commentateurs ont souligné que cette solution est moins contraignante qu’une fiducie, qui implique le transfert des avoirs au fiduciaire.

«Je réitère que, comme vous le savez, je ne suis pas assujetti au Code de déontologie, pour la portion qui concerne mes actions. J’ai quand même déposé mes actions dans un mandat sans droit de regard», a-t-il dit mardi matin. En effet, seuls les membres du conseil des ministres sont obligés de placer leurs avoirs dans une fiducie ou un mandat sans droit de regard.

Le 8 octobre dernier, Pierre Karl Péladeau s’était pourtant engagé à placer ses avoirs dans une «fiducie», plutôt que de les confier à un mandataire.

«Si je me portais candidat et que les militants du Parti québécois me choisissent comme chef du parti et, par voie de conséquence, comme chef de l'opposition officielle, je peux vous assurer que je mettrai en fiducie, sans droit de regard, les actions que je détiens dans Québecor, et ce, alors que la loi ne m'y oblige d'aucune façon puisqu'à titre de député j'applique la loi en vertu du code d'éthique et de déontologie», avait-il dit dans un point de presse officiel convoqué à l’Assemblée nationale.

Aujourd’hui, monsieur Péladeau ne croit pas avoir renié la promesse faite aux militants de son parti. «J’ai fait une déclaration, peut-être qu’elle était incomplète dans le sens que j’aurais dû dire ‘fiducie ou mandat’, et effectivement j’ai dit ‘fiducie’, mais je voulais surtout faire référence à la loi, a-t-il mentionné. Donc, la loi prévoit ou la fiducie ou le mandat»

Il a également refusé de dire s’il pourrait changer la formule pour une fiducie advenant son élection à la tête du gouvernement en 2018. «C’est une situation très hypothétique», a-t-il dit.

«Il y a quand même beaucoup d’eau qui va couler sous les ponts entretemps», a-t-il ajouté.

Pierre Karl Péladeau a aussi répondu à une proposition du président et du directeur général de l’Institut sur la gouvernance d’organisations privées et publiques. Dans une lettre ouverte publiée dans le quotidien La Pressse, ceux-ci proposaient de revoir la structure de Québecor afin de diluer la proportion de ses droits de vote dans le Groupe TVA, qui possèdent les médias de l’entreprise.

Toutefois, les auteurs ont oublié un point principal, a souligné monsieur Péladeau : «c’est que je ne suis plus décisionnaire depuis mars 2014».

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