DIVERTISSEMENT

«Faites comme chez vous» à TVA: fête à domicile (ENTREVUE/VIDÉO)

14/09/2015 03:29 EDT | Actualisé 14/09/2015 05:00 EDT

C'est ce soir la grande première de Faites comme chez vous! Soyez au rendez-vous dès 19h sur les ondes de TVA! #FCCVTVA

Posted by Faites comme chez vous on 14 septembre 2015

Maripier Morin ne joue d’aucun instrument et, de son propre aveu, chante «comme un chat qui se fait égorger». Mais la jeune femme ne pourrait se passer de musique dans sa vie, et se définit comme une mélomane assumée, qui se lève et se couche au son de ses chansons préférées.

Voilà pourquoi elle a instantanément adoré le concept de Faites comme chez vous lorsqu’on le lui a proposé. Cette «fête à domicile», que TVA propulse en ondes aujourd’hui même, égaiera avec énergie nos débuts de soirée d’automne, du lundi au jeudi, à 19h, directement contre 30 vies, à Radio-Canada. Après Noël, Maripier et Faites comme chez vous cèderont leur case-horaire à Normand Brathwaite et Piment fort.

Pour Suzane Landry, directrice programmation de TVA, il ne faisait nul doute que Maripier Morin était l’hôtesse de rêve pour Faites comme chez vous, compte tenu de sa spontanéité et son authenticité. «Elle colle bien au concept», a souligné Suzane Landry, en parlant de sa jeune recrue.

Créer l’événement

On a déjà établi le parallèle entre Faites comme chez vous et Un souper presque parfait, mais la facture du nouveau rendez-vous mitonné par Productions Déferlantes se rapproche aussi un peu d’une téléréalité axée sur le spectacle. Car Maripier s’invite réellement chez les participants de Faites comme chez vous, les suit dans leur maison, s’enquiert de leurs états d’âme et de ceux de leurs proches.

Chaque semaine, quatre artistes se reçoivent à tour de rôle dans leur résidence respective et tentent d’impressionner la galerie avec une prestation musicale enlevante. La production leur fournit une enveloppe de 1000$ pour fignoler un événement digne de ce nom, mais tous sont libres d’ouvrir leur propre portefeuille pour augmenter la somme et en mettre encore davantage plein la vue, s’ils le désirent.

À la fin de l’épisode, la vedette du jour reçoit une note octroyée par ses adversaires. Un gagnant est déterminé à la fin des quatre jours et empoche la somme de 2000$. Le pointage est attribué en comptant la moyenne ou la majorité des notes (sur 5) décernées. Le public a aussi son mot à dire en votant pour son favori; cet élu offrira un numéro exclusif qui pourra être visionné sur le web le vendredi.

Trois critères sont en jeu pour l’évaluation des voix qui se frottent à l’expérience Faites comme chez vous: la qualité de la performance, la mise en scène et le respect de la demande spéciale imposée par un autre joueur. Car nos futurs Marie-Mai, Céline Dion et Éric Lapointe doivent obligatoirement chanter une reprise de succès connu, une composition originale et une «suggestion» qui n’est souvent pas dans leur registre habituel. Ce procédé donne lieu à des moments cocasses, comme lorsqu’une jeune fille avouera ne pas connaître Paul Piché lorsqu’on lui intimera d’interpréter Heureux d’un printemps.

Chaque émission s’ouvre de la même façon: assise dans un taxi, Maripier Morin explique les règlements de la compétition au chauffeur qui l’amène à son point de tournage. Ingénieuse idée pour résumer la formule et décrire brièvement le participant du moment, indiquer sa ville et son style, sans que ça ne devienne trop didactique.

Les quatre premiers braves à se prêter à l’exercice Faites comme chez vous sont Luc Saint-Amour et son groupe Blues Z, de Sainte-Julie, qui commencent la semaine sur une note pesante, Maude Lapierre et son frère Charles-David, du duo folk Soul & Sister, de Chambly, Nodly Guerrier et son groupe Newdayz, de Montréal, qui revisitent Hélène, de Roch Voisine, avec une touche reggae, et Raphaël Dénommé, de Varennes, qui reconstituera rien de moins qu’un Woodstock à petite échelle dans sa ville, où même le maire de l’endroit, Martin Damphousse, ira festoyer.

La moyenne d’âge des concurrents de la première saison est d’environ 25 ans.

Élégance et empathie

Faites comme chez vous est un happening rassembleur, qui ne verse jamais dans la méchanceté ou les commentaires trop acerbes. Au contraire, les candidats sont toujours très élégants dans leurs propos envers leurs camarades. Le ton restera toujours amical. Certains aspirent visiblement à faire carrière de leur art – Maude et Charles-David, par exemple, travaillent en étroite collaboration avec leur père, qui est leur gérant, et Raphaël assurera la première partie des concerts de Kaïn en tournée l’hiver prochain – tandis que d’autres s’amusent simplement et comptent en demeurer là. Quelques-uns peuvent avoir déjà un disque à leur nom, tandis que d’autres n’auront peut-être même jamais effleuré un micro en public de leur vie. Le concours est ouvert à tout le monde.

Maripier Morin, pour sa part, est la complice de ces jeunes et les épaule de son mieux, sans jamais prendre parti. «J’entre chez eux, je rencontre leur famille et leurs amis, détaille l’animatrice. Moi, je suis d’emblée une personne très empathique. J’aime tous les participants, je les aime tous, je veux qu’ils réussissent et que ça soit le fun pour eux. Je deviens leur meilleure amie pour la journée, je les accompagne là-dedans.»

«J’aime à quel point les gens s’investissent. Parfois, ils doublent ou triplent le montant qu’on leur donne, parce qu’ils veulent faire quelque chose de grandiose. Les gens arrivent avec des concepts vraiment intéressants, très différents les uns des autres, ils ont véritablement envie de nous montrer leur univers musical. Moi, chaque soir, j’attrape les frissons, et je braille!», enchaîne la «transfuge» de V qui, à titre de communicatrice, dit s’inspirer de Jimmy Fallon, Ellen DeGeneres, Julie Snyder, Véronique Cloutier et Éric Salvail.

D’ici les Fêtes, Faites comme chez vous se déplacera à Granby, Gaspé, Sherbrooke, Québec, dans le Bas Saint-Laurent et à Gatineau.

«Deal with it»

Maripier Morin est probablement l’une des femmes les plus occupées en ville présentement, avec Faites comme chez vous, les enregistrements de Code F, à VRAK, la chaîne YouTube anglophone axée sur la mode et la beauté qu’elle lancera incessamment, et la deuxième année de Hockey Wives, à W Network.

Son seul souci, comme on le sait tous, demeure l’absence de son amoureux, Brandon Prust, parti compter des buts pour les Canucks de Vancouver, après avoir été échangé par le Canadien de Montréal cet été.

«On deal with it, concède Maripier, une moue boudeuse, mais souriante, au visage. Je n’ai pas d’autres options. Moi, je dois rester ici jusqu’en décembre. Je suis supposée aller à Vancouver en janvier, février et mars… s’il n’y a pas d’autres projets qui arrivent (rires) Il y a tellement un bon momentum en ce moment, je ne peux pas passer à côté..»

Faites comme chez vous, du lundi au jeudi, à TVA, dès ce soir, 14 septembre.

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