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Serena Williams subit l'élimination aux Internationaux des États-Unis

11/09/2015 03:17 EDT | Actualisé 11/09/2016 05:12 EDT
JEWEL SAMAD via Getty Images
Serena Williams of the US reacts while playing against Roberta Vinci of Italy during their 2015 US Open Women's singles semifinals match at the USTA Billie Jean King National Tennis Center in New York on September 11, 2015. AFP PHOTO/JEWEL SAMAD (Photo credit should read JEWEL SAMAD/AFP/Getty Images)

La N.1 mondiale Serena Williams ne s'était plus inclinée à l'US Open depuis quatre ans: l'inattendue Roberta Vinci a mis fin vendredi à son impressionnante invincibilité et l'a privée d'un historique Grand Chelem.

Coup de tonnerre sur Flushing Meadows !

Sur les coups de 15h00 à New York, Serena Williams a vite ramassé ses affaires et a quitté le Arthur Ashe Stadium, la tête basse.

Le visage fermé, elle a ensuite sacrifié aux obligations d'après-match avec une conférence de presse où elle n'a pas caché son déplaisir de se retrouver devant les journalistes.

Dans une conférence de presse express de trois minutes, elle a lâché qu'elle "n'avait jamais ressenti la pression de remporter ce tournoi".

Comme si la perspective de réaliser le Grand Chelem, à savoir détenir les quatre titres majeurs la même année, ne l'avait jamais intéressée.

Qu'elle le veuille ou non, Williams est tombée de très haut vendredi, qui plus est face à une adversaire pointant à une modeste 43e place mondiale.

De son propre aveu, Vinci ne croyait elle-même pas en ses chances au réveil vendredi matin, après le report à cause de la pluie des demi-finales initialement programmées jeudi.

Tout comme les bookmakers chez qui sa cote était de 300 contre un!

Le premier set bouclé en 31 minutes semblait leur donner raison: Vinci était débordée par la puissance de Williams, triple tenante du titre.

Finale 100% italienne

Mais l'Italienne, qui disputait sa première demi-finale d'un tournoi du Grand Chelem, en simple, a alors changé de visage: sans complexe, elle a pris la direction des opérations et dicté le rythme à une Williams soudain méconnaissable.

"Après le premier set, je me suis juste dit +mets la balle dans le court, ne pense pas à Serena et cours!+", a-t-elle expliqué.

La recette a fait des miracles à la grande surprise même de son entourage, interloqué dans les tribunes de voir ainsi malmener la grande favorite qui a multiplié les fautes directes (40).

Même les spectateurs du Arthur Ashe Stadium, tout acquis à la cause de Williams, ont cédé face à l'enthousiasme et à l'énergie de Vinci (1,62 m pour 60 kg) qui n'avait jamais dépassé les quarts de finale en Grand Chelem avant ce tournoi.

Ils se sont même levés pour saluer le point fantastique dans le septième jeu du troisième set qui lui a permis de prendre le service de Williams et de mener 4-3.

Lorsqu'elle s'est retrouvée au service pour remporter le match le plus important de sa carrière, Vinci, neuf titres en simple à son palmarès, n'a pas tremblé.

«La plus grande de tous les temps»

Elle a réussi un jeu blanc en promenant Williams, complétement désemparée, sur le court: comme un symbole de sa domination et de son culot, elle a concrétisé sa première balle de match sur une demi-volée qui a laissé Williams à plusieurs mètres.

En finale samedi, Vinci affrontera sa compatriote Flavia Pennetta, 26e mondiale qui avait fait elle aussi sensation plus tôt en balayant la N.2 mondiale Simona Halep 6-1, 6-3.

Les deux joueuses se connaissent bien, ont été partenaires en Fed Cup et se sont affrontées à huit reprises sur le circuit WTA avec un avantage de cinq victoires pour Pennetta.

Il s'agira de la première finale 100% italienne dans un tournoi du Grand Chelem et le premier titre majeur pour l'une des deux participantes.

Williams, elle, voit son compteur bloqué à 21 titres en Grand Chelem, dont six sacres à Flushing Meadows, son tournoi préféré.

Son entraîneur, le Français Patrick Mouratoglou, est persuadé --jusqu'au déni--, que cette défaite n'est qu'une péripétie dans la fantastique carrière de l'Américaine.

"Après sa carrière, ce qu’on retiendra avant tout, ce n’est pas si elle a fait le Grand Chelem ou pas. On retiendra que c’est la plus grande championne de tous les temps", a-t-il assuré.

Le Grand Chelem n'a été réalisé qu'à trois reprises dans l'histoire du tennis féminin, la dernière fois en 1988 par l'Allemande Steffi Graf.

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