DIVERTISSEMENT

«Karl & Max» sur Club illico: un duo dans le pétrin (VIDÉO)

09/09/2015 12:10 EDT | Actualisé 09/09/2015 12:10 EDT

Karl & Max, ça vous dit quelque chose? Pas encore?! Mmmm... Faites attention car nos deux policiers vous ont à l'oeil...

Posted by Karl & Max on 31 août 2015

C’est un duo improbable, qui n’en serait probablement pas un si ses deux moitiés ne se connaissaient pas depuis l’époque du berceau. Karl Bastien (Charles Lafortune) est célibataire, charismatique, extraverti et agent d’immeubles. Maxime Villeneuve (Guy Jodoin) est en couple, timide, rangé, un peu coincé et façonne des comprimés dans un laboratoire pharmaceutique.

Un jour, avec leur ami Yvon (Julien Poulin), Karl et Max, partis pour une tranquille virée à la pêche, font une macabre découverte, celle d’un cadavre ensanglanté à l’intérieur d’une voiture accidentée… qui finira par prendre feu et exploser. Près du corps, une arme à feu, et un butin contenant la rondelette somme de 2,6 millions de dollars.

Nos deux antihéros garderont-ils l’argent? On suppose que oui, si l’action doit démarrer quelque part. C’est ainsi que nos deux bonhommes jusque-là sans histoire se retrouveront impliqués dans une lutte contre le crime organisé, et essaieront tant bien que mal de sauver, d’abord leur peau, puis leur vie, leurs rêves et, ultimement, leur amitié.

«C’est très Fargo, comme univers, dépeint Charles Lafortune. Ils vont se retrouver devant un dilemme moral, et ça n’ira pas bien! Ce sont deux gars ordinaires, qui vivent des choses extraordinaires… et ça commence heavy!»

Intense «dramédie»

Votre curiosité est piquée et vous voulez connaître la suite? Abonnez-vous rapidement à Club illico, si ce n’est déjà fait, et comptez les dodos qui nous séparent du mois de décembre. C’est effectivement peu avant Noël que Karl & Max sera disponible sur le service de vidéo sur demande. La série y sera accessible un long moment avant, peut-être, d’aboutir sur une autre plateforme, sur Addik ou TVA. Or, sur Club illico, vous aurez l’avantage de pouvoir consommer les 10 épisodes d’une heure au rythme qui vous tentera, d’un trait ou à petites doses.

Ce projet de Pixcom, coproduit, entre autres, par Charles Lafortune et Jacquelin Bouchard, est basé sur une idée originale de Charles Lafortune et Claude Landry (Hommes en quarantaine, Un gars, une fille), qui écrivent aussi les textes avec Maxime Landry. À la réalisation, on retrouvera la touche magique de Patrice Sauvé (La vie, la vie, Grande ourse, Vertige).

Endossant fièrement plusieurs chapeaux sur Karl & Max, Charles Lafortune évoque une atmosphère à la Tim Burton pour décrire cette fiction à mi-chemin entre le drame et la comédie – on parle ici d’une «dramédie» -, dont l’intrigue s’étale sur 12 jours, qui nous fera peut-être rire jaune et verser quelques larmes de sincère émotion, et dont l’attrait se situe davantage dans le niveau d’intensité que dans le flot d’hémoglobine. Aucune indication «13 ans et plus» ne sera d’ailleurs apposée à Karl & Max.

«C’est une série sur l’amitié. Jusqu’où est-on prêt à aller pour se protéger, et protéger ceux qu’on aime, et jusqu’où on peut aller par cupidité…»

«L’amitié de Karl et Max sera mise à rude épreuve. On est déjà en train de planifier la saison deux (NDLR : pas encore confirmée) et, de façon plus vague, la saison trois. On aimerait les couper, à un moment donné, et que leurs routes se séparent…», enchaîne Charles Lafortune, qui parle de Karl & Max non pas comme d’une série «d’action», mais de «réaction».

Charles Lafortune, Guy Jodoin et leurs acolytes Benoît Gouin (René «Flower» Lafleur, un mercenaire), Julien Poulin (Yvon Prince, ami de Karl et Max), Évelyne Rompré (Dominique Trudel, conjointe de Max), Hélène Florent (Ève Chapdelaine, copine de Karl), Gabriel Verdier (Jacob Trudel-Villeneuve, fils de Max et Dominique), Patrick Hivon (Greg Nesterenko, membre du groupe de motards Satan’s Bull), Hugues Frenette (Lou Guérard, chef des Satan’s Bull), Rachel Graton (Julie Robert, enquêtrice), Fabien Cloutier (Martin Hervieux, enquêteur), Victoria Diamond (Vénus, serveuse et ex-danseuse), Marilyn Castonguay (Marjo, blonde de Greg) et Maxime Desjardins-Tremblay (Xavier, jeune recrue des Satan’s Bull) ont tourné cet été dans un «nombre incommensurable de lieux», dixit les principaux intéressés, c’est-à-dire dans environ 80 locations différentes, dont Lachine – où est campé le rond-point de banlieue où vivent Karl et Max – Saint-Eustache, Laval et Oka.

Multi-écrans

Charles Lafortune planche sur Karl & Max depuis deux ans, mais la prémisse de la série n’a pas toujours eu la forme qu’on connaît maintenant.

«Le premier projet s’intitulait Une vie de chien, relève Charles Lafortune. C’était l’histoire d’un gars, un «adulescent», qui se faisait quitter par sa blonde, et celle-ci lui laissait le chien. Et l’idée était de savoir s’il allait être capable de se reprendre en main. C’est parti de ça. On a ensuite monté une galerie de personnages, et inséré le duo d’amis. Au début, on pensait les impliquer dans une fraude sur internet, mais visuellement, ce n’était pas intéressant. Alors, on a pensé au trésor. Quand tu trouves quelque chose, que tu es certain que personne ne t’a vu, que personne ne va te retrouver, parce que tu n’es pas supposé être là… Mais tout laisse des traces!»

Avec Karl & Max, comme avec Mensonges et, bientôt, Blue Moon, le Groupe TVA teste une fois de plus la stratégie «multi-écrans», en diffusant d’abord son produit sur Club illico puis, éventuellement, au petit écran traditionnel. De l’avis de Charles Lafortune, un tel procédé est devenu essentiel, voire incontournable, si le Québec tient à assurer la survie de ses grandes séries de fiction. Radio-Canada commence à y plonger le gros orteil également en dévoilant quelques-uns de ses titres prometteurs, dont la deuxième saison de Série noire et Le nouveau show, sur Tou.tv d’abord.

«Les diffuseurs ont pris le partie de faire plus de séries, parce que sinon, on va se faire bouffer tout rond, avec les grandes séries sur Netflix, considère-t-il. Le «multi-écrans» permet de produire plus de séries, à environ 550 000$ par épisode. En ce moment, on est dans un univers où les Bell et Vidéotron se regardent entre eux, mais il faut comprendre que, sur l’échiquier mondial, ce sont de très petits joueurs. On a beaucoup avantage à créer des alliances qui vont permettre de partager les coûts et, ainsi, d’en faire plus. Parce que, sinon, on va mourir. C’est ce qui est dangereux», conclut l’animateur de La voix, qui se dit extrêmement heureux de renouer avec son métier de comédien, lui qui n’avait pas joué depuis l’époque des Poupées russes, à TVA, il y a une dizaine d’années.

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