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L'ex-députée libérale Françoise Gauthier se fait payer un appartement à Montréal, mais travaille à Québec (VIDÉO)

09/09/2015 09:26 EDT | Actualisé 09/09/2015 09:26 EDT

Les allocations de dépense de la présidente de la Commission des libérations conditionnelles et ex-députée libérale de Jonquière, Françoise Gauthier, ont soulevé des questions lors de l'étude du rapport annuel de l'organisme, mardi.

Le député de Matane, Pascal Bérubé, a demandé à Mme Gauthier d'expliquer pourquoi elle reçoit 1200 $ par mois pour un appartement de fonction à Montréal, alors que les bureaux de l'organisme qu'elle préside se trouvent à Québec.

Françoise Gauthier a répondu que lors des discussions entourant sa nomination, elle était présidente de la Régie des marchés agricoles, un organisme basé à Montréal.

« Moi ça ne m'intéressait pas, à l'âge où je suis rendue, de recommencer et de m'installer à Québec pour la fin de ma carrière. Mon mari étant posté à Montréal, j'ai demandé que mon poste soit posté à Montréal. »

— Françoise Gauthier, présidente de la Commission des libérations conditionnelles

La présidente de la Commission des libérations conditionnelles a aussi rappelé que son cas n'était pas unique puisque l'ex-présidente, Marie-Andrée Trudeau, était également basée à Montréal.

La réponse de Françoise Gauthier n'a pas satisfait le député de Matane, qui juge la situation problématique pour les finances publiques. « Que le siège social est à Québec, il m'apparait que c'est important que la présidence soit à Québec, a affirmé M. Bérubé. Ça envoie un message à la fonction publique, à l'importance de la capitale nationale. On sauve des frais aussi. Et ça m'apparait une raison suffisante pour déménager dans la Capitale-Nationale, un poste de cette envergure. »

Françoise Gauthier a renchéri en soutenant que le fait qu'elle réside à Montréal n'entrainait pas de dépenses supplémentaires pour le gouvernement. « La majorité du volume de la Commission se passe à Montréal, a-t-elle dit. Même si j'étais posté à Québec comme vous le souhaitez, j'aurais droit à la même allocation et je devrais aussi faire des déplacements sur Montréal à la même fréquence que ce que je fais de Montréal vers Québec. »

La présidente de la Commission des libérations conditionnelles a un appartement à Montréal, mais son lieu de résidence officiel est toujours Saguenay.

Nomination contestée par la Coalition avenir Québec

La Coalition avenir Québec (CAQ) avait déjà réclamé l'annulation de la nomination de Françoise Gauthier à la Commission des libérations conditionnelles, en août.

Le député de La Peltrie et leader parlementaire adjoint de la CAQ, Éric Caire, soutenait que les libéraux avaient commis un flagrant manque de jugement et de respect en nommant une personne ne détenant aucune expérience pertinente dans un domaine sensible pour les familles des victimes d'actes criminels et important pour la sécurité du public.

« Dans un contexte où la confiance du public envers le système de justice est si fragile, cette nomination partisane d'une libérale sans expérience pertinente à un poste aussi névralgique constitue un manque de jugement inacceptable », affirmait alors M. Caire.

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