POLITIQUE

Élections fédérales 2015: rencontre avec Charles Mordret, candidat du Bloc québécois dans Québec

09/09/2015 05:30 EDT | Actualisé 09/09/2015 05:30 EDT

QUÉBEC - Le Bloc québécois mise fortement sur un nouveau venu en politique pour reprendre la circonscription de Québec le 19 octobre prochain. Après 15 années passées à l'étranger, Charles Mordret espère faire de la Vieille-Capitale une inspiration pour le reste du pays.

«Québec a beaucoup changé depuis mon premier départ en 1996, dit Charles Mordret. À l'époque, il y avait 11% de chômage, tandis qu'aujourd'hui on est presqu'au plein emploi.» Il cite l'essor d'un secteur technologique et culturel, de même que des centres de recherche en biotechnologie. «Il y a une formidable prospérité, même si elle n'est pas parfaitement bien répartie.»

N'en déplaise aux Montréalais, Charles Mordret croit que Québec est «déjà un modèle canadien», en matière d'économie et de qualité de vie. «Il y a une communauté vivante, dit-il. Les gens travaillent dans le même sens. Qu'on pense à l'interface entre les entreprises et les universités, ou à la chambre de commerce qui est très forte.»

S'il est élu, Charles Mordret compte utiliser son expérience d'homme d'affaires pour faire rayonner la Vieille-Capitale. «Je pense que Québec peut être au rang des grandes capitales mondiales», dit-il.

Comment compte-t-il y arriver? Il refuse de s'avancer pour le moment, mais promet de faire connaître ses idées pour la ville au cours de la campagne électorale.

Istanbul, PQ

Originaire de Québec, Charles Mordret est le fondateur de la firme de production Dia Multimédia. Il a également vécu à Istanbul, où il a mis sur pied la galerie d'art In Situ, qui exposait les oeuvres de photographes et de caricaturistes.

Malgré ces nombreuses années d'exil, le candidat bloquiste assure être resté branché sur la réalité québécoise. «J'ai passé beaucoup de temps à l'étranger, mais j'ai toujours gardé un pied au Québec, dit-il. Je venais plusieurs fois par année.»

«Je n'ai jamais été déconnecté», de la réalité québécoise, assure-t-il.

Au contraire, ses nombreux voyages, notamment en Europe, l'ont convaincu de la nécessité pour le Québec d'accéder à l'indépendance. «J'ai vu des villes extrêmement modernes, connectées, avec des infrastructures collectives qui fonctionnaient bien, des sociétés éduquées, ouvertes sur le monde, prospères, en harmonie avec leurs voisins, énumère-t-il. J'ai vu et j'ai rêvé tout ce qu'on pouvait être collectivement. Tout ce que peut être et devenir Québec.»

Travailleurs temporaires

Parmi ses dossiers prioritaires, Charles Mordret cite le développement durable, le pont de Québec et le développement du port de Québec.

Le candidat bloquiste dénonce également les modifications apportées par le gouvernement Harper au programme de travailleurs temporaires. «Il y a des larges pans de notre économie — le secteur des services, le secteur manufacturier, le secteur agricole — où on a des besoins criants de main d'oeuvre», lance-t-il.

«Ce programme a été modifié parce qu'il y avait des abus dans l'Ouest canadien, mais il fonctionnait assez bien au Québec. On a changé le programme et ce sont nos producteurs agricoles qui sont pénalisés, de même que les secteurs du tourisme, de l'hôtellerie et de la restauration à Québec.»

Comme son chef, Charles Mordret accuse les députés du NPD élus avec la vague orange d'avoir peu défendu les intérêts du Québec depuis 2011. «Je considère que ces députés-là n'ont pas fait leur travail, n'ont pas parlé au nom de leurs constituants suffisamment, ni au nom du Québec», estime-t-il.

Il cite le cas du chantier naval de la Davie sur la rive-sud de Québec. «Il faut bien penser qu'on a donné 33 milliards de dollars de contrats à des chantiers maritimes au Canada, et on a rien donné à la Davie», dénonce-t-il. Les retombées économiques s'élevaient à quelque 100 milliards$. «Et tout ce qu'ont trouvé les députés du NPD, ça a été d'émettre un communiqué pour applaudir cette décision-là.»

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