POLITIQUE

François Legault à la tête de la CAQ pour plusieurs années encore (VIDÉO)

01/09/2015 01:54 EDT | Actualisé 01/09/2015 04:26 EDT

François Legault aurait bien aimé ouvrir son caucus pré-sessionnel sans avoir à parler de Sylvie Roy. Mais le départ fracassant de la députée, désormais indépendante, poursuit le chef de la Coalition avenir Québec (CAQ).

En conférence de presse, mardi, François Legault a assuré que son leadership n'était pas remis en cause au sein de sa formation politique. « Elle [Sylvie Roy] peut prétendre que c'est un problème de leadership, moi ce que je vous dis, c'est que c'est le contraire. » Et d'assurer François Legault : « Il n'y a pas de crise à la CAQ ».

« Si j'avais eu cinq députés comme j'ai eus, qui me demandent d'agir et que je n'avais pas agi, j'aurais manqué de leadership. [...] La situation ne pouvait pas rester comme elle était. Donc on a essayé de lui faire changer ses façons de faire, ça n'a pas fonctionné. Et ce que les députés m'ont demandé, c'est d'agir. C'est ce que j'ai demandé à mon directeur de cabinet, à mon whip, à mon leader, d'essayer d'agir [...]. Donc, c'est ça du leadership. »

— François Legault, chef de la CAQ

Le chef de la CAQ élude la question lorsqu'on lui demande s'il a « sorti » Sylvie Roy du caucus de la CAQ. « Je ne veux pas commenter davantage ce cas-là », rétorque-t-il.

Une suite d'événements

Le départ de Mme Roy s'ajoute à celui de Gérard Deltell au printemps et à une défaite douloureuse au cours de la complémentaire en juin dans la circonscription de Chauveau, que ce dernier a laissée vacante.

Mais François Legault insiste pour dire qu'il n'y a pas de comparaison possible entre M. Deltell et Mme Roy. « M. Deltell remplissait très bien ses fonctions de député de circonscription et de porte-parole en énergie », tranche-t-il. Or, en ce qui a trait à Sylvie Roy, dit-il : « Je ne pouvais pas ignorer la situation ».

La semaine dernière François Legault avait affirmé que Sylvie Roy avait « des problèmes de comportement, beaucoup d'absences à des rencontres autant dans sa circonscription qu'à l'Assemblée nationale ». Cette dernière nie avoir des problèmes personnels et soutient plutôt avoir quitté la CAQ parce qu'elle n'y avait plus de défis. « Je n'ai jamais senti que j'avais mon espace au caucus, dit encore Sylvie Roy. Ça n'a jamais cliqué, c'est ce que je pense. »

Legault est là pour rester

François Legault revient d'Europe, où il a passé ses vacances à observer les succès économiques de villes telles que Munich, Hambourg, Copenhage et Stockholm. Un séjour qui l'a motivé à demeurer à la tête de la CAQ « pour de nombreuses années ».

En Europe, le chef de la CAQ a puisé des exemples illustrant qu'au Québec, « c'est possible de faire mieux ». D'après lui, le gouvernement de Philippe Couillard « gère l'économie à la petite semaine ».

La CAQ, dit-il, entend revenir à ses priorités du début, qui sont l'économie, l'éducation, la santé ainsi que la culture et l'identité. « On veut revenir à nos sources », insiste M. Legault qui, paradoxalement, refuse toutefois de dire que sa formation politique s'est éloignée de ses sources. C'est seulement qu'après trois ans, la CAQ arrive à maturité, selon lui.

Un nouveau-venu qui change des choses...

Par ailleurs, François Legault reconnaît que l'arrivée de Pierre Karl Péladeau à la tête du Parti québécois (PQ) a modifié le paysage politique. « La situation a changé, dit le chef de la CAQ. Le contexte politique a changé depuis l'arrivée de Pierre Karl Péladeau qui ne fait à peu près de l'indépendance que sa seule priorité. »

M. Legault a bien l'intention de réagir à ce sujet et promet d'ici 24 heures des précisions à cet égard. « Demain on va parler spécifiquement de la question nationale mais je pense que oui on doit avoir une réflexion », dit-il.

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