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États-Unis: le PIB rebondit au deuxième trimestre

30/07/2015 09:03 EDT | Actualisé 30/07/2015 09:05 EDT
ASSOCIATED PRESS
The Marriner S. Eccles Federal Reserve Board Building, Friday, June 19, 2015, in Washington. (AP Photo/Andrew Harnik)

L'activité économique a nettement accéléré au deuxième trimestre aux États-Unis, portée par une consommation des ménages dynamique et un rebond des exportations, selon la première estimation publiée jeudi par le département du Commerce.

Entre avril et juin, le produit intérieur brut (PIB) américain a gagné 2,3 % en rythme annualisé et en données corrigées des variations saisonnières.

C'est, certes, un peu moins que ce que prévoyaient les analystes (2,5 %) mais c'est nettement plus que la progression enregistrée pendant les trois premiers mois de l'année (+0,6 %).

Ce dernier chiffre constitue par ailleurs une autre bonne nouvelle pour la première économie mondiale : jusqu'à ce jeudi, elle estimait que son PIB s'était contractée au premier trimestre de 0,2 % sur fond d'hiver rigoureux et de chute des exportations.

L'annonce de ce recul avait fait naître des doutes sur la solidité de l'économie américaine et fait frissonner de nombreux pays sur le globe dont l'activité dépend pour beaucoup des États-Unis.

Selon le ministère, la bonne santé retrouvée de l'activité américaine au deuxième trimestre tient à un cocktail mêlant notamment un "rebond des exportations", "une accélération des dépenses des ménages" et une "décélération des importations", qui pèsent de manière comptable sur le PIB.

Moteur de la croissance américaine, les dépenses de consommation des ménages ont pris de la vitesse en progressant de 2,9 %, contre 1,8 % au premier trimestre. Les achats de biens durables comme les voitures ont notamment flambé de 7,3 %, selon les données officielles.

Après avoir été plombées par l'appréciation du dollar, les exportations se sont spectaculairement rétablies entre avril et juin (+5,3 %) après avoir été un poids pour le PIB au trimestre précédent en s'effondrant de 6 %.

Le tableau n'est toutefois pas entièrement rose.

Les investissements des entreprises se sont difficilement maintenus dans le vert (+0,3 %) mais ont très nettement décéléré par rapport au premier trimestre pendant lequel ils s'étaient envolés de 8,6 %.

Touché de plein fouet par la chute des cours des hydrocarbures, le secteur des industries extractives a ainsi sabré ses investissements de plus de 68 % au deuxième trimestre après avoir déjà coupé dans le vif au cours des trois précédents mois (-44,5 %), selon une statisticienne du ministère.

Autre poids sur la croissance, les dépenses de l'État fédéral sont retombées dans le rouge (-1,1 %) après avoir gagné 1,1 % au trimestre précédent.

Jugeant l'activité économique "modérée", la banque centrale américaine (Fed) a décidé mercredi de maintenir ses taux directeurs proches de zéro pour continuer à soutenir l'économie.

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