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Essai long terme Mazda6 GT 2015 : chapitre un (PHOTOS)

23/06/2015 05:15 EDT | Actualisé 23/06/2015 05:15 EDT
Courtoisie

Certaines voitures attirent le regard chaque fois qu’on les voit passer. Une fois hors de vue cependant, elles disparaissent. C’est presque le cas de la Mazda6 : féline au niveau de son style et de son comportement, elle ne se trouve pas en bonne position sur la liste des automobilistes qui semblent l’oublier le moment d’acheter venu.

Parce que les essais de quelques jours sont souvent trop courts pour comprendre ce genre de phénomène, il arrive parfois que nos essais se prolongent sur quelques mois. C’est donc au volant d’une Mazda6 GT que l’été se déroulera, histoire de mieux apprécier, ou pas, la conduite de cette intermédiaire par ailleurs fort séduisante.

Prise en main

L’essai débute au volant d’une Mazda6 toute neuve, avec moins de 600 kilomètres au compteur. Comme tous les conducteurs de voiture neuve, il faut donc redoubler de prudence et de délicatesse pour les 1000 kilomètres qui suivent, afin de donner à notre berline un départ tout en douceur.

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Le premier contact avec l’habitacle demande aussi un peu d’attention. Puisqu’il s’agit de la version GT, la plus haut de gamme, la Mazda6 est dotée d’un ensemble d’accessoires de sécurité regroupés sous le vocable de i-Activesense. Alors que nous reviendrons sur les commandes de sécurité elles-mêmes, il faut savoir que cette déclinaison inclut un écran d’affichage tête haute.

Pour ceux qui ne seraient pas familiers avec le concept, il s’agit d’un petit écran transparent logé devant les yeux du conducteur et sur lequel sont projetées et affichées les informations de conduite : vitesse, direction le cas échéant, etc. Même si on s’y fait rapidement, le premier coup d’œil est toujours surprenant, d’autant que le petit écran de plastique de la Mazda6 est amovible et se déploie devant nos yeux uniquement au moment du démarrage.

Pour le reste, il faut bien l’avouer, l’habitacle est intéressant. Les matériaux sont bien choisis, les boutons relativement faciles d’accès et même si l’écran central est un peu plus petit que chez les principaux rivaux, il est quand même simple d’utilisation pour afficher à la fois les commandes multimédias, les directions de navigation et la carte (car bien sûr le GPS est fourni sur la version GT), et les différents réglages.


Mazda6 GT 2015


Une molette logée entre les sièges permet de naviguer d’un menu à l’autre avec une relative aisance. De ce point de vue cependant, il faut bien admettre que certaines commandes sont un peu plus nébuleuses au premier abord, et qu’il faut un peu d’études pour les maitriser.

Un bon mot pour les sièges, qui offrent espace et support en abondance à l’avant, et bien assez de dégagement pour mon grand fiston et ses amis sur le siège arrière. Du moins pour le moment, puisque nous n’avons pas encore eu l’occasion de faire de réelles longues randonnées avec plusieurs passagers à bord. Ce n’est qu’une question de temps…

Moteur frugal

Je dois me confesser : durant de longues années, j’ai été le premier à dénoncer vertement les voitures Mazda pour leur consommation de carburant excessive. Quand on a effectué la refonte de la Mazda6, l’année dernière, je surveillais donc avec attention les cotes de consommation de cette nouvelle génération.

Car, comme tous les nouveaux véhicules Mazda, la Mazda6 fait appel au système SkyActiv. Simplement expliqué, cela indique que non seulement le moteur 2,5 litres de 184 chevaux a recours à cette technologie, mais également les transmissions, la plateforme et les suspensions. Cela permet de réduire la consommation de carburant, tout en avantageant le comportement routier, le confort et la sécurité.

Techniquement, on a réduit la friction, amélioré la combustion en modifiant le taux de compression, et allégé le tout. On a aussi repensé la boite de vitesses automatique à six rapports pour la rendre plus efficace.

Le résultat, dès le départ, est nettement meilleur que sur les anciennes générations, du moins en apparence. Il faudra quand même attendre quelques semaines pour en évaluer véritablement la portée concrète.

Conduite amusante

La silhouette, qui à l’instar des autres membres de la famille s’inspire de la philosophie de design Kodo, est résolument attirante. Le long capot plongeant et les blocs optiques stylisés confirment le petit côté sportif que l’on a bien voulu conférer au véhicule.

Et sportive, la Mazda6 l’est, sans excès. Le moteur n’est pas si nerveux, mais il est capable d’accélérations franches, alors que la direction est précise et bien équilibrée.

Seules les suspensions ont essuyé quelques critiques de passagers arrière plus soucieux de leur confort que de la dynamique de conduite. Encore une fois cependant, tout est question de perception puisque cette sécheresse relative est sans conteste un atout majeur pour le conducteur qui apprécie le plaisir de la randonnée.

Autre bonne note, celle des systèmes de sécurité embarqués. Le détecteur de voitures dans l’angle mort a déjà prouvé son utilité alors qu’une moto surgissant de nulle part m’a dépassé à vive allure à droite sur l’autoroute, tandis que le système de détection de changements de voie nous rappelle aisément à nos obligations de vigilance.

Ainsi, après quelques jours au volant, il faut bien admettre que la Mazda6 remplit toutes ces promesses. Il reste quand même de nombreux tests à lui faire subir, celui des longues randonnées en famille, et celui des bagages nombreux dans le coffre arrière. Car même si pour le moment, la Mazda6 s’est avérée agréable en ville, et un peu sur autoroute, elle devra aussi faire ses preuves pour une plus longue durée.

Pour ce qui est de ma première impression devant autant de qualités, et les quelques défauts, difficile de comprendre pourquoi la Mazda6 ne figure pas plus haut dans la liste des ventes. Peut-être que quelques semaines de plus nous fourniront une explication.

Note : parce que la voiture fait l’objet d’un essai à long terme, il est bon de savoir que chérie prend aussi le volant à l’occasion, et ses considérations sont nettement plus terre-à-terre. Ainsi, elle approuve les sièges chauffants rapides (oui, oui, même l’été), et est plus que satisfaite de la position des portes-gobelets. Elle avoue cependant que les espaces de rangement dans l’habitacle sont un peu justes. En revanche, elle apprécie elle aussi le plaisir de conduire sans trop de compromis.

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