POLITIQUE

Les proches de victimes de Poly dénoncent l'absence de débat sur les armes à feu (VIDÉO)

11/06/2015 02:21 EDT | Actualisé 11/06/2015 06:41 EDT

OTTAWA _ Les proches de victimes du massacre de Polytechnique constatent le recul du contrôle des armes, sous le gouvernement conservateur. Et ce recul se fait dans un trop grand silence, à leur avis.

Utilisant l'exemple de récentes fusillades, Heidi Rathjen a relevé jeudi que la question du contrôle des armes à feu utilisées dans ces fusillades n'est plus débattue sur la place publique. Pire encore, ceux qui osent soulever la question se font rapidement museler.

En début de semaine, le maire d'Edmonton, Don Iveson, pleurant la mort d'un de ses policiers pendant une fusillade, s'est demandé si la disparition du registre des armes d'épaule n'avait pas rendu le travail des policiers plus dangereux. Rabroué par le ministre fédéral de la Justice, le maire s'est rétracté et excusé.

Mme Rathjen souligne que pendant que le ministre Peter MacKay reprochait au maire de ne pas respecter la douleur de la famille de la victime en parlant de contrôle des armes, son collègue à la Sécurité publique, Steven Blaney, ne se gênait pas pour faire un lien entre la fusillade et sa loi C-51 qui, selon lui, pourrait prévenir ce genre de geste en identifiant les extrémistes.

Mme Rathjen dit également constater que depuis l'arrivée des conservateurs au pouvoir, il y a moins de contrôle sur les armes à feu qu'au moment de la tragédie de Polytechnique, il y a 25 ans.

Son groupe, Polysesouvient, s'était déplacé à Ottawa pour témoigner devant un comité sénatorial sur le point d'approuver une autre loi _ C-42 _ qui dilue un peu plus encore le contrôle des armes.

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