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Solar Impulse désormais à l'abri au Japon en attendant un ciel clément

02/06/2015 09:15 EDT | Actualisé 02/06/2015 09:16 EDT
TOSHIFUMI KITAMURA via Getty Images
The Solar Impulse 2 solar-powered airplane is seen parked on the apron at the Nagoya airport on June 2, 2015. The record-breaking Solar Impulse 2 landed safely in Nagoya, Japan late on June 1, an AFP correspondent at the scene reported, on an unscheduled stop caused by bad weather over the Pacific. AFP PHOTO / TOSHIFUMI KITAMURA (Photo credit should read TOSHIFUMI KITAMURA/AFP/Getty Images)

L'avion solaire Solar Impulse 2 est depuis mercredi matin à l'abri sous son hangar, spécialement conçu, à Nagoya où il a dû faire escale lundi soir dans l'attente d'une météo clémente, selon les organisateurs de la mission.

"Solar Impulse 2 est en sûreté sous son hangar mobile. Nous pouvons désormais effectuer des tâches de maintenance et attendre une nouvelle fenêtre de beau temps pour voler", ont-ils écrit sur Twitter.

Il a, selon eux, fallu une bonne dizaine d'heures de travail nocturne pour mettre en place ce hangar qui n'est arrivé que mardi soir (heure locale), en même temps que l'équipe logistique, bloquée plusieurs heures à Shanghaï en raison d'intempéries.

Solar Impulse 2 est un avion fragile qui ne supporte pas les turbulences en l'air et n'est pas conçu pour rester à la merci du vent, de la chaleur ou de la pluie, même au sol.

Il a plu dans la nuit de mardi à mercredi à Nagoya. C'est la première fois dans son périple planétaire qu'il s'est trouvé brièvement sous une averse. L'avion est étanche "mais il est davantage en sûreté à l'abri", a reconnu l'équipe.

Cet appareil aux ailes couvertes de cellules photovoltaïques avait dû interrompre sa traversée du Pacifique entre Nankin et Hawaï pour faire une escale imprévue à Nagoya lundi à cause d'une détérioration des conditions météo.

Après son arrivée dans cette région centrale du Japon, "nous avons dû improviser et notre équipe a vécu des moments difficiles", a confié mardi à l'AFP le pilote suisse Bertrand Piccard.

"Une dizaine de personnes ont été obligées de tenir l'appareil de leurs propres mains pour l'empêcher de s'envoler tout seul", a-t-il expliqué.

La vitesse de décollage de cet avion, "très léger et doté d'une immense surface, est de 45 km/h, donc au moindre coup de vent, il peut être emporté", selon lui.

Trop large (72 mètres) pour entrer dans les hangars traditionnels, il ne pouvait être protégé que par sa tente gonflable que le pilote André Borschberg - aux commandes en alternance avec Bertrand Piccard - attendait impatiemment à Nagoya.

La durée d'immobilisation au Japon, où commence la saison annuelle des pluies, est pour le moment inconnue, mais l'équipe doit se résigner à patienter. Le temps capricieux avait déjà obligé l'avion à rester plus d'un mois en Chine.

Solar Impulse 2 était parti le 9 mars d'Abou Dhabi pour un tour du monde de 35 000 kilomètres, à la fois défi technologique et exploit aéronautique. Il a ensuite fait escale au sultanat d'Oman, en Inde, en Birmanie.

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