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Coupe Memorial: une amende de 10 000 $ à Philippe Boucher

29/05/2015 05:38 EDT | Actualisé 29/05/2016 05:12 EDT
La Presse Canadienne

QUÉBEC - Pour Philippe Boucher, l'amende de 10 000 $ que la Ligue canadienne de hockey (LCH) lui a imposée jeudi soir a été tout compte fait un bon investissement.

L'entraîneur des Remparts a admis avoir cherché à protéger ses troupiers, en critiquant ouvertement l'arbitrage à l'issue de la défaite des siens contre l'Océanic de Rimouski, mercredi.

La bonne vieille stratégie de détournement des projecteurs s'est avéré fructueuse parce que les Remparts ont éliminé l'Océanic du tournoi de la Coupe Memorial, à peine 24 heures plus tard.

«J'ai annoncé à ma petite fille que nous n'irions pas en vacances cet été», a lancé à la blague Boucher, après le gain de 5-2 des Remparts. «C'est (la sanction) mérité, a-t-il continué. J'ai fait ça pour une raison évidente», a-t-il renchéri, en indiquant qu'il présenterait personnellement des excuses au directeur de l'arbitrage de la compétition Richard Trottier et à l'arbitre qu'il a plus particulièrement blâmé, Olivier Gouin.

La veille, l'entraîneur était de plus mauvais poil en commentant la soirée de travail des arbitres québécois Gouin et Jonathan Alarie. Il avait parlé de «job de bras» en contestant la décision des organisateurs du tournoi d'avoir permis à un des deux arbitres d'oeuvrer dans les matchs des Remparts. Il ne l'avait pas identifié, mais Gouin était la cible.

«J'avais été clair avec Richard Trottier avant que le tournoi commence, qu'il y a un arbitre qu'on ne voulait pas voir ici. Il a appelé les deux premières punitions ce soir (mercredi), les quatre dernières contre Oshawa, la punition lors du septième match à Rimouski (en finale de ligue)», avait énuméré Boucher mercredi soir.

Le message de l'entraîneur a été entendu: les deux arbitres jeudi étaient des représentants des Ligues de l'Ouest et de l'Ontario, Brett Iverson et Mike Cairns.

Avant le match de jeudi, Boucher avait livré un vibrant message aux joueurs, en leur rappelant essentiellement ce qu'il leur avait déjà dit, soit qu'il serait toujours là afin de les protéger.

«J'ai eu de la misère à garder les yeux secs, a-t-il avoué. C'est important, il doit y avoir de l'émotion. Je suis un gars émotif, même si ça ne paraît pas derrière le banc, et mes adjoints le sont également. Nous essayons de transmettre ça aux joueurs. Ils ont bien répondu à l'appel. Tout le mérite leur revient.»

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