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29/05/2015 03:11 EDT | Actualisé 29/05/2015 03:11 EDT

Essai routier Volkswagen Golf 2015 : indémodable (PHOTOS)

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La première fois que j’ai conduit la nouvelle génération de la Volkswagen Golf, c’était en Europe, quelque 18 mois avant son arrivée chez nous. On nous avait alors proposé une randonnée de quelques heures en Sardaigne, une petite ile non loin de la côte italienne, pour partir à la découverte de cette nouvelle version. Pourquoi si longtemps d’avance? Parce que les gens de Volkswagen savaient bien que leur petite Golf avait de quoi satisfaire les plus exigeants, et que le fait d’en parler aussi longtemps d’avance attiserait les passions.

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Mission accomplie : après en avoir parlé, les enthousiastes ont aiguisé leur patience et à son arrivée en sol canadien l’année dernière, la Golf de septième génération a connu un succès immédiat. Pour ma part cependant, je l’avoue, je n’avais pas eu l’occasion de remettre la main au volant de la Golf VII. Chose que j’ai corrigée depuis, et qui m’a rappelé de joyeux souvenirs.

Parmi les grands défis relevés par Volkswagen, il fallait alléger un peu la voiture, tout en lui conservant des proportions et un design similaires à ce qui a rendu la Golf aussi populaire. Autre défi majeur : réussir à faire maigrir la voiture, sans pour autant utiliser des matériaux trop coûteux comme l’aluminium ou la fibre de carbone.

On y est parvenu du côté du constructeur allemand, en stimulant l’imagination des ingénieurs qui ont révisé quasi totalement la conception de la voiture. En résumé, sachez seulement que l’usage de différents types d’acier avec différents niveaux de résistance, d'une conception allégée dans le moteur et même d'un allègement au niveau du système multimédia de trois kilos ont permis d’éliminer quelque 100 kilos au total. Tout cela sans pour autant affecter la rigidité du châssis, ou la précision de la direction, qui permettent encore une conduite fort dynamique.

Rien de bien nouveau, me direz-vous, puisque la grande majorité des manufacturiers ont fait de même avec leurs modèles. Ce qui n’est pas totalement faux, mais quand on s’appelle VW Golf, que l’on est une des voitures les plus vendues au monde et que sur nos épaules repose une bonne partie de la rentabilité de l’entreprise qui nous assemble, le droit à l’erreur est égal à zéro.

Il est vrai que ces changements ont permis de meilleures performances et une consommation d’essence diminuée, mais il ne fallait pas pour autant risquer de jouer avec le dynamisme de conduite qui a rendu la Golf si populaire. Bref, jouer avec la Golf, c’était jouer avec l’avenir de Volkswagen tout entier.

Physiquement, la Golf n’a guère évolué. Bien sûr, les véritables amateurs y verront toutes les différences. Normal, me direz-vous, puisque quand est venu le temps de réinventer la Golf VII, les designers ont dû repartir de zéro, c’est-à-dire qu’aucune composante n’est partagée avec la Golf d’ancienne génération.

On lui a quand même offert une toute nouvelle plate-forme, la MQB, qui sert aussi de base à bon nombre d’autres voitures de la famille, incluant la Audi A3.

Malgré tout, elle a conservé son allure typique, et ce, même si les dimensions sont différentes : porte-à-faux avant raccourci de 1,5 cm, empattement étiré de 6 cm, et pavillon abaissé de 2,8 cm. Évidemment, ainsi outillée, la Golf a une allure plus dynamique que jamais. La silhouette est toujours celle d’une Golf, même si la partie avant a nettement une allure Jetta-isée alors que la partie arrière paraît plus moderne, mais peu changée.

La voiture obtient aussi de nouvelles jantes en alliage dont leur dimension varie entre 15 et 17 pouces selon la version, des clignotants à DEL intégrés aux rétroviseurs ainsi que des phares antibrouillard sur chaque finition (sauf la version de base). Le toit ouvrant, optionnel, est beaucoup plus grand qu'auparavant. Des essuie-glaces à capteur de pluie, une clé intelligente et des phares adaptatifs au bixénon avec feux de jour à DEL sont aussi offerts par l'entremise de groupes d'options.

De plus, pour les mordus de sécurité, un système d'avertissement précollision frontale est disponible sur la finition Highline.

À l'intérieur, la Volkswagen Golf 2015 reçoit une touche d'élégance avec des garnitures en plastique, au fini en aluminium foncé ou chromé, sur le tableau de bord et les panneaux de porte. Le tout est rehaussé d'accents noirs reluisant, alors que les sièges sont recouverts en noir ou en beige, et les deux sont livrables avec les sept couleurs extérieures disponibles. Les finitions Trendline et Comfortline sont équipées d'un garnissage en tissu et en similicuir, respectivement, alors que la Highline bénéficie de cuir Vienna. La finition et l'assemblage se classent parmi les meilleures de sa catégorie.

Chaque nouvelle Golf reçoit une chaîne audio à écran tactile avec lecteur de cartes mémoire SD, une connectivité Bluetooth, un adaptateur pour brancher téléphones intelligents et lecteurs de musique, un climatiseur ainsi que des glaces électriques. Une chaîne audio Fender, un sonar de stationnement avant et arrière et un système de navigation sont offerts en option, tout comme une caméra de recul qui se cache derrière le logo VW sur le hayon, mais qui s'avère bruyante lorsqu'elle sort de sa cachette en s'allumant, et lorsqu'elle y retourne aussi.

Et sous le capot

La VW Golf est l’une des voitures offrant le plus grand nombre de déclinaisons. D’entrée de jeu, la VW GTI, la plus sportive de la gamme, affiche sa supériorité : elle combine au plaisir de conduite un moteur 4 cylindres 2,0 litres turbocompressé de 200 chevaux dont la réputation n’est plus à faire.

Mais le véritable choix se fait ailleurs, alors que la VW Golf s’affiche en modèle 3 ou 5 portes, ou même en version familiale, avec moteur à essence ou diesel.

La version d’entrée de gamme, la Trendline, met à profit le petit moteur turbocompressé de 1,8 litre qui développe ses 170 chevaux avec un charme indéniable. Disponible en trois ou cinq portes, la Trendline propose de série une boite manuelle cinq vitesses, mais peut facilement se jumeler à une boite automatique Tiptronic qui continue de faire la renommée de Volkswagen.

Les déclinaisons Highline héritent de la motorisation 2,0 litres, alors que la Golf TDI arbore avec fierté son usage du diesel en maximisant la puissance d’un moteur deux litres turbodiesel de 150 chevaux, mais de 236 livres-pied de couple.

En termes de prix, la Volkswagen Golf 2015 à 3 portes débute à 18 995 $, tandis que celle à 5 portes coûte au moins 19 995 $. La première est offerte uniquement en version Trendline 1,8 L, alors que la seconde propose des versions Trendline, Comfortline (à partir de 22 895 $) et Highline (28 495 $) qui sont toutes alimentées de série par le moteur de 1,8 litre jumelé à une boîte manuelle comptant 5 rapports.

Ce n'est pas tout : la Golf TDI à 5 portes et son moteur turbodiesel à injection directe de 2,0 litres sont également disponibles en versions Trendline (23 095 $), Comfortline (25 395 $) et Highline (32 395 $ avec la boîte DSG à 6 rapports). La boîte automatique Tiptronic à 6 rapports exige un supplément de 1 400 $ tout comme la boite à double embrayage DSG.

En résumé

Plus bourgeoise, moins sportive peut-être, mais toujours agréable, la nouvelle Golf profite désormais d’un niveau de sophistication jamais atteint dans cette catégorie. Une belle renaissance pour une voiture qui ne pouvait se permettre de décevoir.

SOURCE: EcoloAuto.com

Volkswagen Golf 2015

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