POLITIQUE

Legault veut que des têtes roulent chez Hydro-Québec (VIDÉO)

28/05/2015 01:21 EDT | Actualisé 28/05/2015 02:03 EDT

QUÉBEC _ La Coalition avenir Québec (CAQ) souhaite que des têtes roulent chez Hydro-Québec pour avoir envoyé à la ferraille une turbine payée 79 millions $.

En point de presse jeudi, le chef François Legault a exigé la sanction ultime pour les dirigeants de la société d'État qui ont choisi d'écouler au coût dérisoire de 75 000 $ sur le marché du recyclage de l'équipement tout neuf destiné à la centrale nucléaire Gentilly-2.

Dans un rapport déposé la veille, la vérificatrice générale du Québec, Guylaine Leclerc, révélait qu'Hydro-Québec n'avait pas cru bon de lancer un appel de propositions en bonne et due forme pour vendre la turbine à vapeur de la centrale.

Hydro a plutôt lancé un appel de propositions restreint pour se débarrasser des rotors, supports et autres outillages rendus inutiles par la fermeture de la centrale décrétée par le gouvernement du Parti québécois en 2012.

Pour la vérificatrice générale, Hydro-Québec s'est contenté d'une évaluation "peu rigoureuse" de la valeur marchande des biens liquidés.

M. Legault veut que les "responsables" de la gestion de ce dossier soient identifiés et que les "coupables" passent à la trappe. Il réclame aussi un examen approfondi de la vérificatrice générale sur la gestion de la société d'État.

Pressé de questions en Chambre, le ministre de l'Énergie, Pierre Arcand, a reconnu qu'Hydro-Québec aurait pu obtenir un meilleur prix pour la turbine, même sur le marché de la ferraille.

À la recherche d'un nouveau président-directeur général pour succéder au retraité Thierry Vandal, le ministre a aussi admis "qu'une ère de changement" devait s'opérer chez Hydro-Québec.

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